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qui peut donner l'illusion du hasard, c’est-à- | dire par l’enchevêtrement de toutes sortes de circonstances accidentelles; ce qui y interviendra le moins, ce sera précisément le seul fac- | teur qui devrait compter en pareil cas, nous | voulons dire les différences de nature qui exis- | | |
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tént entre les hommes. La cause de tout ce dé- Sordre, c’est la négation de ces différences ellesmêmes, entraînant celle de toute hiérarchie so-
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| ciale; et cette négation, d'abord peut-être à : | peine consciente et plus pratique que théorique, ' | car la confusion des castes a précédé leur sup- | pression complète, ou, en d’autres termes, on .
s’est mépris sur la nature des individus avant | d'arriver à n’en plus tenir aucun compte, cette négation, disons-nous, a été ensuite érigée par les modernes en pseudo-principe sous le nom d' « égalité ». Il serait trop facile de montrer que l'égalité ne peut exister nulle part, pour la simple raison qu'il ne saurait y avoir deux êtres qui soient à la fois réellement distincts et en- | Lièrement semblables entre eux sous tous les ‘ rapports; et 1l ne serait pas moins facile de faire ressortir toutes les conséquences absurdes qui découlent de cette idée chimérique, au nom de laquelle on prétend imposer partout une uni- | formité complète, par exemple en distribuant 1 | à tous un enseignement identique, comme si ri
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TP DAT A DNA SE 0 OT EE 150 LA CRISE DU MONDE MODERNE tous étaient pareillement aptes à comprendre 1
les mêmes choses, et comme si, pour les leur faire comprendre, les mêmes méthodes convenaien£ É à tous indistinctement. On peut d’ailleurs se 4 demander s’il ne s’agit pas plutôt d’ « appren- à dre » que de « comprendre » vraiment, c'est-àdire si la mémoire n’est pas substituée à l'inteliligence dans la conception toute verbale et « livresque » de l’enseignement actuel, où l’on ne vise qu’à l'accumulation de notions rudimen- taires et hétéroclites, et où la qualité est entierement sacrifiée à la quantité, ainsi que cela se produit partout dans le monde moderne pour des raisons que nous expliquerons plus compiètement par la suite : c’est toujours la dispersion dans la multiplicité. Il y aurait, à ce propos, bien des choses à dire sur les méfaits de | «1nstruction ‘obligatoire»; mais ce n’est pas le lieu d'insister là-dessus, et, pour ne pas sortir du cadre que nous nous sommes tracé, nous devons nous contenter de signaler en passant cette conséquence spéciale des théories « égalitaires », comme un de ces éléments de désordre qui sont aujourd’hui trop nombreux pour qu’on puisse même avoir la prétention de les énumèêrer sans en omettre aucun. | Naturellement, quand nous nous trouvons en présence d’une idée comme celle d’ « égalité »,
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LE CHAOS SOCIAL, î à ou comme celle de « progrès », ou comme les 1 ‘ ; ee autres « dogmes laïques » que presque tous nos l À contemporains acceptent aveuglément, et dont 04 4 la plupart ont commencé à se formuler nette- #
ment au cours du xvirre siècle, il ne nous est pas possible d'admettre que de telles idées aient pris naissance spontanément. Ce sont en somme de véritables «suggestions », au sens le plus strict de ce mot, qui ne pouvaient d’ailleurs produire leur effet que dans un milieu déjà préparé à les recevoir; elles n’ont pas créé de toutes pièces . l’état d'esprit qui caractérise l’époque moder-
ne, mais elles ont largement contribué à l’en- À
tretenir et à le développer jusqu’à un point “
qu'il n'aurait sans doute pas atteint sans elles. 4
Si ces suggestions venaient à s’évanouir, la 4
mentalité générale serait bien près de changer 4 d'orientation; c’est pourquoi elles sont si soi- { | gneusement entretenues par tous ceux qui ont À À quelque intérêt à maintenir le désordre, sinon | À 1 à l’'aggraver encore, et aussi pourquoi, dans un + i temps où l'on prétend tout soumettre à la dis- | 4 k cussion, elles sont les seules choses qu on ne À ! se permet jamais de discuter. Il est d’ailleurs 4 | difficile de déterminer exactement le degré de Ft sincérité de ceux qui se font les propagatèurs … de semblables idées, de savoir dans quelle me- 4 | sure certains hommes en arrivent à se prendre | | |
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