‹ La crise économiqueChapitre 3 sur 7 · LIAT ACTUEL DE NOTRE ECONOMIE NATIONALE · texte numérisé non relu

LIAT ACTUEL DE NOTRE ECONOMIE NATIONALE

…i) Production agricole.

Je ne vous parlerai pas de l’agriculture. Mes ämis M, Queuille, Jaubert et Aubaud l'ont fait avec ta- Ent. Ils vous ont montré toutes les inquiétudes qu'on Houvait avoir pour cette branche de la production qui wdéfend si difficilement grâce à un protectionnisme Utrancier,

cr

b) Production indüstrielle.

Quant à l’industrie, voici des chiffres. È

Vous savez que l'activilét commerciale ou indus trielle est: chiffrée par des indices basés sur line dice 100 en 1913. Notre industrie -élail, au débul de 1930, à l'indice 144. Actuellement, l'indice estsë lement de 120, avec cet élément d'appréciation grave el si tr oublan! que nous nous trouvons en ph sence d'une diminution de nos exportations de pri

duits fabriqués qui est en valeur de 24 % eten poi de 50 %

Quant aux prix de gros, ils sont en baïsse, depu 198. En 1929, 1930 et 1931 cette baisse a été vra ment eff rayante. Alors que dans les crises précéde lés plus graves, l’abaissement des prix de gros n'avail jamais dépassé 10 %, il atteint aujourd’ ri 24

Il n’en est pas résullé une évolution parallèlesd prix de détail. J'indice du coût de la ne d'apr 18 articles de grande consommalion pour la dépen d’un consommateur moyen de la région parisiennes passé de 553 en juillet 1925 au 6 avril 1931. Une gère baisse s'est produite ultérieurement, $

Nous sommes encore un dés pays où le ur de f vie est le plus élevé. ù

c) Charges fiscales.

‘En même temps, nos charges fiscales allaient croi sant.

Dans son rapport, M. Palmade vous en a indi les éléments principaux.

En France, les charges fiscales représentent 2 du revenu Lot tal, tandis qu'en Angleterre et en Al magne les mêmes charges ne représentent que 2 du revenu lolal el qu'aux Etats-Unis ce pouttes | est seulement de 12 %. 1

ro, )

“) Balance commerciale.

Par-dessous tout, nos inquiétudes viennent du déficit persistant, croissant de notre balance commerjale.- 5

En 1929, la différence entre les exportations et nos mportations était de 10 milliards: en 1930, de 13

iliards ; en 1931 du même ordre de grandeur mais

& un fléchissement considérable des importations lematières premières et des exportations de produits fabriqués. - = Alors qu'on a importé en 1930. 29 milliards de ma lières premières, nos exportations de produits fabri- Qués n'ont été que de 27 milliards. En 1931, pendant ls sept premiers mois: importations de matières emières, 12 milliards et demi ; exportations de prolits fabriqués, {1 milliards et demi.

à moyenne mensuelle des exportations de produits hbriqués qui était en 1928 de 2 milliards 672, est bmbé à 1 milliard 396 en novembre 1931.

Lin’ y a pas d'économie qui puisse résister à une klle perte continue de substance, provenant d'une lminulion constante de nos fabrications exportées

S que, dans le même temps, nous voyons baisser importation des matières premières, mais augmeninsans cesse les importations de produits fabriqués.

pplaudissements.)

e) Valeurs mobilières.

Pendant les années 1930 à 1931 toutes nos valeurs

lobilières se sont effondrées.

Les nombres indices qui reflètent Je niveau des

Durs à la Bourse de Paris, ont été : 507 en 1929, 437

11930 ; pour tomber à 221 en décembre 1931.

‘épargne publique française a été mutilée de plus

Bmoilié pendant l'ère: de prospérité annoncée par ‘gouvernants. De DE

ET nes 1

Que dirait-on si les gauches avaient été au pou voir ! $ f) Résumé. ; Nous constatons : xme baisse de l’activité écono mique nationale des prix de revient excessifs, M déficit de la balance commerciale. L'épargne publique a été saccagée, en même temps qu'augmentaient 1es. charges fiscales et que le chômage allait s’élendants Nous avons il es£ vrai, des réserves d'or dans les caves de la Banque de France ; maïs pour une largo part.cet or est venu de l'étranger à la Banque, comme dans un port de sécurité. Il pourra repartir aussi iles qu'il est venu. Et comme à chaque entrée de mélal correspond une émission de billets, nous assisions üne augmentation continue et illimitée de la circu lation fiduciaire puisqu'il ny a plus de plafond. Nou en sommes à 86 milliards (janvier 32), alors quel circulation d'avant-euerre était seulement de 6 mil liards. 11 en résulte forcément un accroissement di coût de la vie et de nos prix de revient, ce qui ren difficile la lutte contre nos concurrents étrangers

LES MOYENS EMPLOYES DEPUIS 1928 POUR PARER AUX DANGERS DE LA CRISE ECONOMIQUE

Une seule catégorie de mesures a été employées élévation des droits de douane, politique perfectio niste outrancière consistant à opposer à la Conçu rence étrangère des barrières douanières de plus plus hautes. | ; >

Espérer que l’on trouvera uniquement dans ui

politique tarifaire excessive le remède à nos diffigulés, est une lourde erreur. À un relèvement de droite l'entrée dans notre pays, correspond un relèvement upérieur chez le voisin. Ces charges successives grè- \ent le coût de la vie, el par conséquent nos prix de revient, d'où de nouvelles demandes proteclionnistes, qui entraînent elles-mêmes des représailles. Il se onstitue ainsi dans toule l'Europe des syslèmes économies fermées. - Tous les Etats se sont engagés dans une sorle de bireuit dangereux qui risquerail de nous conduire à Mine catastrophe économique générale s'il n'y élait hemédié par la volonté énergique des démocralies eu- Mopéennes.

Pour tenter d'éviter les inconvénients des relève-

hments de tarifs, on a eu recours au système des conlingentements.

“le gouvernement a ainsi entre les mains la libre acullé de déterminer les quantités de produits étransers à introduire. Le procédé n'a d'intérêt que s'il sb assorti d'une politique ayant pour but labais- Sement des tarifs en vigueur, et une action sur les lrix. Nous sommes loin d'en être là.

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