LA POLITIQUE ECONOMIQUE DU PARTI RADICAL
LNotre Parti ne se contente pas de critiquer. Il aphhrte un programme.
MNous recherchons les causes profondes du mal, our y porter remède, autrement que par ces procé= . ls empiriques qui procurent un adoucissement pasnoces laissent se développer et s'aggraver la haladie,
2oureis ie je a le secret: @ Nous. sommes en Ni senre d'une crise de méfiance et de pléthore »: : C’est Die vrai.
tigineux. ST a Loi “d une fab DO a En 1 facilités de produire dans tous les pays du MONA Les Etats-Unis AURIAUES cu richesses at cumulées. pendant et ee a guerre, se sont: livrés à une inflation générale du crédit dans le monde,e
suréquipant industriellement. de nombreux pays:
Partout ona chanté l'hymne à Ja production, S'imaginant qu'il suffisait de produire toujours ide vantase sans s'occuper de la distribution des mat chandises, el de la répartition des débouchés.
On s’est trompé. 3
Il se frouve. en somme, qu’au progrès mécaniq n'a pas correspondu, à la même cadence, un per tionnerment suffisant de l’organisalion économique notions. productrices.
Les produits ont été jetés sur les marchés monde. L'humanité n'était pas prête à cette sifé d échanges collectifs. On a bien trouvé le royal de mu Itiplier les produits à l'infini, mais leur éco lement. les procédés de distribution, les débouchés répartir, tout cela est devenu l'enjeu de la bafa économique la plus âpre. On s’est batlu pour cond rir les marchés, par l'adresse, par la ruse, el vent par la force. La brutale concurrenee déchai a fini par créer par place des engorgements; al que d'autres places manquent du nécessaire. =
Des difficullés du même genre se sont prod en ce qui concerne lulilisalion de la main-d'œu ‘En Furope a millions d'hommés ne frouxentp
travail qu'ils sont prêts à fournir, Les frontières
“ferment aux ones comme elles se ferment aux marchandises. Les sans-travail émigraient autrefois ers les pays neufs qui absorbaient ‘aisément ces acités fécondes, L'Amérique ne reçoit plus qu'un nombre infime d'émigrants: Le chômeur reste rivé au sol sur lequel il vit én parasite. l’Europe va-{-elle ontinuer à nourrir indéfiniment ces dix millions hommes inoccupés, vivant une médiocre existence, et facilement accessibles à tous les mauvais Conseils le la misère. ;
Si malgré l'aridité du sujet il est permis d'évoquer in vieux mythe, il semble que comme Prométhée, “humanité soit punie d'avoir dérobé, par son génie, es secrets merveilleux de la science avant d'avoir ac- “is la Sagesse et l'esprit de justice. (Applaudisse- “ments. )
Plus que jamais nous sommes en ns des con-
Hradictions économiques, dont parlait Mon cCompariote franc-comtois Proudhon.
. Nous Sommes théoriquement dans un régime de libre concurrence. Les prix devraient être les régula- Purs de la production. Mais comme le niveau des prix st décalé par suite d'une série d'interventions des buvoirs publiés, où d'organismes privés. tout le s&ysième se trouve faussé.
… De même, alors que la nécessité des échanges inérnationaux ést proclamée, les barrières douanières Sélèvent sans cesse. :
Enfin, en même temps que le rapprochement des peuples est déclarée indispensable, la course aux arlements se poursuil.
Malgré cette accumulation de difficultés, nous dejons nous diriger vers des formules nouvelles,
ke:
3 FÈES
$ 1. Economie organisée.
Ceux qui soutiennent le vieux système libérale condamnent par leurs agissements mêmes, pui qu'ils font constamment appel à l'intervention l'Etat. On ne peut à la fois exiger la plus tomplèté liberté d'action en matière économique, et tendre main pour obtenir une aide aussitôt qu'un dangel apparaît. e
Nous rappelons que l'essence même de notre dot s trine en matière économique,- est d'adapter part effort continu les organismes de production et deré partition aux transformations d'ordre matériel, el aux aspiratious d'ordre moral d'une civilisation: en cours d'évolution. d
Le capitalisme est pour nous un moment de lévo lution des organismes économiques mis en œuM pour assurer la vie des collectivités. J
Il n'est pas pour nous une formule définitive:
Mais si nous n’entendons pas immobiliser le pros grès social dans le: cadre d'un régime définitif, nd n'entendons pas non plus le remplacer brusquement par un autre système faisant table rase de sonfons dement essentiel, qui est la propriélé, et de ces prés cieux moteurs de l’activité humaine qui sont lnË tiative privée et l'intérêt individuel.
Pour éviter toute confusion, il nous paraît inutilé d'apposer au capitalisme à réformer, un anticapitäs
lisme destructeur puisque nous n'avons pas l’intens
tion de détruire, mais d'aménager et d'organiser. Nous dirons plus simplement, que nous voulons
adapter le régime économique actuel aux condition
nulle de la production en organisant tout à
F cette production et l'écoulement des march
ises,
“Economie dirigée? Economie organisée ? Economie intrôlée ? Les mots importent moins que l'idée et volonté commune de mettré de l'ordre dans le laos. Nous préférons avec le président Caillaux, là himule : « Économie organisée ».
“PLUSIEURS DÉLÉGUÉS. — C’est la même chose.
M: JULIEN DURAND. — C’est la même chose à la conion qu'il soit entendu que la direction générale de léonomie nationale ne sera pas remise entre les ains du gouvernement, dont le rôle sera de faciliter de contrôler, mais non pas de conduire.
La réorganisation économique de l'Europe doit oir pour base la constitution d’ententes nationales internationales entre producteurs et groupements producteurs, dans le but d'ajuster le niveau de Ja oduction aux possibilités du débit et de reporter lscommandes en fonction de la force de production tide la capacité d'absorption.
(ette formule n'a rien d'utopique, puisqu'il s'est Jà formé spontanément de nombreux groupements mhlables qui ont généralement donné de bons réltats. |
Sur le plan national le rôle des ententes ainsi consluées devra consister à déterminer les quantités ltessaires à l’approvisionnement du pays, ainsi que possibilités d'exportation, à reporter les comlandes entre les adhérents en fonction de la demande lévue et de leur capacité de production.