‹ La crise et lʹévolution de lʹagriculture en Angleterre de 1875 à nos jours, essai dʹhistoire économiqueChapitre 4 sur 90 · V. CAILLARD : Imperial fiscal reform. — 1 vol., London · texte numérisé non relu

V. CAILLARD : Imperial fiscal reform. — 1 vol., London

E. Arnold, 1903.

BiaRD D’AUNET : Le problème impérial britannique : la conférence coloniale de Londres en 1907. — Revue politique et parlementaire, 10 novembre 1907.

C.-J. Fucas : Der englische Getreidehandel. — Jahrbücher für Nationalækonomie und Statistik, Bd. 54 ; 1890.

J.-H. SCHOO1NG : The british trade yearbook. — London, Murray.

Statesman’s Yearbook (annuel). — London.

Articles et documents divers publiés dans de nombreux périodi-

ques et notamment dans :

Journal of the Board of Agriculture ;

Ilustrated poultry record ;

Journal of the National Poultry Organisation ;

Journal d'Agriculture pratique ;

Mémoires de la Société nationale d'agriculture de France ;

Bulletin mensuel de l'office des renseignements agricoles publié par le Ministère de l’agriculture ;

Bulletin de statistique et de législation comparée du Ministère des finances ;

Le Temps ; ; Le Journal des Débats ; Le Siècle ; La République Française ; etc., etc.

Tracts et publications diverses de l’Agricultural Organization Society et de l'/rish Agricultural Organization Society.

Avant-Propos

Le réveil des idées protectionnistes dans la libérale Angleterre trahit un malaise général de l'économie nationale. A l'étude de ce malaise nous apportons ici une modeste et fragmentaire contribution.

Stimulée par des conditions éminemment favorables, l'agriculture anglaise avait connu de longues années de prospérité. La liberté des échanges ne paraissait pas lui nuire. Plutôt même, elle coïncidait avec un regain de vitalité. Nous le montrerons et nous en chercherons les causes dans notre Introduction.

Mais, à partir de 1875, une évolution allait se produire. C'est son histoire que nous entreprenons ici. La crise agricole est certes un phénomène général, on pourrait presque dire mondial. Il n'en est que plus intéressant de rechercher quelle marque particulière, quelle physionomie propre lui imprime le régime libre-échangiste.

Les contingences économiques s'étaient donc modifiées aux environs de 1875. Une ère s'ouvrait où les produits se vendaient mal ; les charges de l'agriculture s'étaient aggravées ; raréfiée, la main-d'œuvre avait renchért.

Une crise se déclara. I fallut s'adapter. Par l'apport sur le marché des seuls produits restés rémunérateurs, par l'adoption de procédés et de méthodes propres à améliorer leur qualité, comme à diminuer le prix de revient à l'unité, par l'organisalion coopérative de la production et du commerce, les tenaces agriculteurs d'outre-Manche s'efforcaient de rétablir l'équilibre rompu entre le prix de vente et le coût de production.

Y sont-ils parvenus ? Quels sont, tant au point de vue social

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