I. LA DISCIPLINE P.ASSÉE DK l'aUTRK COTK DE LA BARRICADE
Les hommes sont toujours les hommes. Même révolutionnaire, leur action concertée et puissante ne s'obtient que grâce à la discipline. Cette vérité s'impose avec une force telle que les antimilitaristes qui combattent la discipline à la caserne cherchent à l'imposer à leurs propagandistes. Quand cette discipline existe à leur profit, ils ne
résistent pas à la satisfaction de s'en féliciter ouvertement
Ainsi, La Guerre Sociale du citoyei xemp es p q . jjg^^^ çq préparant le mouvemen
du 1" mai 1911 constatait :
Et comme la principale de V Union {des syndicats de la Seine à Paris, c'est le bâtiment, où règne une discipline quasi milt taire, qui fait la force de cette puissante organisation, on peu être sûr que partout la consigne de ne pas troubler l'ordre ser observée ponctuellement. (Cité par La Patrie, 27 avril 1911.
De même, les cheminots au congrès d'août 1911 ont d proclamer que leur fameuse grève générale d'octobre 191i avait échoué uniquement à cause du défaut de discipline
La nécessité de la discipline s'impose avec une tell force au citoyen Hervé, qu'elle est à la base de son prc gramme d'action antinationale.
Fortifier et développer l'organisation des jeunes gardes, o jeunes socialistes, jeunes anarchistes et jeunes syndicalistes fn ternisent dans la bataille et dans la prison, donnant aux adultt une belle leçon d'union : il est indispensable que nous ayons soi la main une troupe de jeunes gens résolus, n'ayant peur de riet disciplinés et entraînés, mobilisables en quelques heures et e secret sur un point quelconque de Paris. (Voir La Guerre Social Cité par Le Matin, 2fi juillet 191 1.)