‹ La crise française, faits, causes, solutionsChapitre 82 sur 191 · I. DANS LES UNIVERSITÉS · texte numérisé non relu

I. DANS LES UNIVERSITÉS

Dans les universités, on a été obligé de remarquer, dans les dernières années, une insuffisance notoire de la culture des sentiments nationaux. Ce fait est d'autant plus surprenant qu'après la guerre, on avait voulu imiter chez nous les universités allemandes, parce qu'elles avaient été les foyers les plus ardents du patriotisme allemand.

- X • xs 1- Après 1870, à côté de ceux qui

Savants a fiches. / . ' , . , ^

sont devenus et restes des maîtres

éminents et bien français, certains de nos professeurs se sont inspirés des méthodes allemandes. Ils sont devenus des érudits remarquables, des savants à fiches, à l'enseignement qu'on peut trouver parfois desséché et desséchant, mais, au point de vue du sens national, une partie de ceuxlà ont abouti à un résultat bien différent de celui qu'on peut encore constater outre-Rhin.

Alors que l'érudition germanique n'a fait que fortifier l'esprit national chez les professeurs allemands, chez certains de nos maîtres, le culte excessif de cette érudition a plutôt affaibli les sentiments français. Quel a été le mécanisme de cette déviation psychologique?

Je ne me charge pas de l'expli-

, , quer, mais, c'est un fait, lors de la

. . grande crise drevfusienne, beaucoup

dreyfusienne. " , ■" „ , A

trop de nos proiesseurs, aveugles

par leur passion des théories abstraites, n'ont pas compris qu'en favorisant par effets réflexes tous les principes d'indiscipline, ils travaillaient moralement contre la France et faisaient le jeu de l'anarchie et de l'étranger. C'est pourquoi, même après l'Affaire, ils ont continué à distiller le poison subtil d'un enseignement privé d'ardeur nationale et il a suffi de peu d'années pour vicier une partie de notre enseignement secondaire et surtout de notre enseignement primaire.

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