‹ La crise ministérielle et Mr. Denis Benjamin Viger, etc. [microforme]Chapitre 5 sur 8 · E TE · texte numérisé non relu

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des cas d'une extrême nécessité, comme sur des données d'une stricte exactitude: :: , se Éreo

Sur cet article, il doit suflire ici de faire observer que ‘la simple théorie n'est pas d'accord avec la pratique.— La doctrine de l'indépendance de la Couronne dans Texercice de la prérogative n’est pas douteuse ; elle est formellement reconnue ; pendant que dans l’usage, les “Ministres sont consultés par le Chet du Gouvernement sur toutes les mesures qui ne sont censées s’adopter qu’à la suite des délibérations du Conseil, dont, par là .même, lés Ministres deviennent responsables.

C’est de la part des premiers comme du second, pour ainsi dire, toujours une question de prudence qui n’entraîne presque jamais de difficulté, si ce n’est dans. des

circonstances extraordinaires comme celles dans lesquelles Mr. Peel s’était trouvé par rapport aux Dames

: de la Chambre de Sa Majesté.

Par le mot d’antagonisme employé par M. Lafontaine ‘au nom de ses collègues, on peut penser qu’entre le Gouverneur et ses Ministres, il se trouvait quelque différence dans leur manière d’envisager le système du ‘Gouvernement Responsable, ou les conséquences qu’il pouvait devenir nécessaire d’en déduire dans la pratique: Ov xl

Mais ceux qui sont capables d’apprécier la valeur d’un principe, énoncé d’une manière aussi claire et consacré d’une manière aussi solennelle que l’est celui qui

‘se: trouve. établi par les Résolutions de l’Assemblée du 3 Septembre, 1841, ne sauraient, sans doute, se faire ‘illusion sur limportance, dans les circonstances ac- -tuelles, de la déclaration loyale et pleine de franchise ‘ de Son Excellence, qu’elle considère tout autre système “de Gouvernement que celui, qui, suivant. ces Résolutions, -comporte l& Responsabilité envers le Peuple, et envers la

Chambre Représentalive, comme impraticable dans cette Province.

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du Gouverneur quelque danger pour ce système, cette déclaration devait suffire pour les rassurér. Dans la supposition de quelque différence d’opinion, même de quelque erreur à cet égard, elles ne seraient pas susceptibles d’être d’une grande importance, ou d’une longue durée, puisqu'il serait facile ici de mettre à profit l'expérience de plus d’un siècle et demi, durant lequel les questions les plus difficiles, qui s’y rapportent, ont fini par s’éclaircir dans la Métropole.

A la réception de la réponse du Gouverneur, il eut, ce semble. été sage aux Ministres d’avoir une conférence pour délibérer sur le parti qu’il leur convenait de’ prendre en conséquence de la variété comme de Pimportancé des considérations que ce dücurnent renfermait, par là même de remettre au lendemain pour prendre à ce sujet leur détermination finale. On ne saurait se permettre de conjectures sur leurs motifs de n’avoir pas pris cette résolution.

Quelque difficile qu’il soit d'aborder des sujets de cette délicatesse, on croit devoir demander si. par cette precaution sage, il n’eût pas pu devenir possible d’ÿ trouver matière à des explications nouvelles, dés moyens de s’entendre, mêmé de rapprochement, tandis que cette précipitation ne pouvait produire d’autres résultats que de leur faire perdre de vue de solennelles obligations, d'impérieux devoirs, enfin de les faire tomber dans cette suite d'erreurs signalées par M: Viger, par là même d'élargir la brèche, et d’en fairé une espèce d'abyme. |

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