II. QUAi
«le sa Caose «l'tMi l>ïrojet de Solatioo
In troduction
. est dangereux de ne pas suivre les Idées 4e ses contemporains encore plus de se mettre en travers de leur courant Gela ne peut vous amener que des inimitiés. ,
Il faut, par conséquent, un certain courage pour oser aller à rencontre de certaines doctrines généralement admises quand on sait d'avance qu'on va déplaire à ceàix là même auxquels on voudrait le plus rendre ^rvice.
Mais le temps n'est pas aux hésitations. Ce qu'il y a de meilleur dans la Civilisation est en péril de mort. La bociete est en train de sombrer. La Uvilisation disparaît. Aucun doute à cet égard. L'obligation de chacun — lut-Il le plus humble — est donc de crier de toutes ses forces « au secours » et de présenter, de jeter, même brutalement, ce qu'il croit pouvoir être une bouée de sauvetage, une planche de salut, SI petite soit-elle, à laquelle on puisse, tant bien que mal, se raccrocher.
Que l'intervention soit maladroite, que le moyen de secours proposé soit juge mauvais ou rejeté avec mépris par ceux auxquels il était destiné, peu mû-
porte malgré le chagrin qu'on en ait ; on aura du moins, puisque tout le monde reconnaît la nécessité d'une solution, accompli ce qu'où considère comme son devoir.
Voilà pourquoi l'auteur de ce petit écrit s'est décidé à tenter ce nouvel essai.
N'arriverait-il qu'à suggérer des idées à l'ami lecteur, n'aboutirait-il qu'à le pousser à réfléchir et à chercher par lui-même, ce serait, en vertu de l'adage : « Cherchez et vous trouverez », déjà beaucoup.
Le but premier de ce petit livre est de signaler tout d'abord quelle faute, — car il doit y en avoir eu une de commise, — a bien pu pousser la civilisation au degré de déséquilibre et de désorientation où elle est tombée. Cette erreur, nous tâcherons de la démasquer le plus clairement possible, sans égard aux blessures que cette manière de faire pourrait causer ; étant bien entendu que notre critique, parfois un peu vive, né s'adresse pas à tout ce qui a été fait, mais seulement à certaine tendance générale qui, malheureusement, a prévalu et qui est cause de tout le mal.
Ensuite, la seconde partie de ieette étude sera consacrée à la recherche d'un remède et à son application.
Ici encore nous nous efforcerons d'arriver à une solution nette. Et, dès maintenant, nous croyons préférable d'en esquisser la conclusion pratique qui sera la suivante :
Séparer radicalement à l'avenir, l'impôt « direct » de l'impôt « indirect », l'impôt personnel de l'impôt réel ;
Laisse}^ l'impôt indirect et impersonnel continuer à être un outil et une armje « politique » ;
Donner au contraire à Vimpôt v direct » un rôle social — exclusivement social» — En faire une sorte de balan» cier automatique, retournant directement à la base naturelle de la Société, une manière de bouée de sauvetage assurant, sinon la stabilité, du moins la sécurité relative de la marche de la civilisation dans la paix.
Enfin, la troisième partie s'efforcera de donner un exemple de la manière d'opérer.
liA Faute
L'OUBU ou « SENS COMM I7N »
« C'est moi qui ai tout fait pour en faire jaillir la Lumière !. , Moi trembler qui suis immortel ! »
Le Prométhée d'Eschyle.
L'erreur est à la base. Elle est formidable, SI grave qu'on peut la dire crimine le. Elle est toujours la même, en po itique, en sociologie, en économie politique, en nationalisme, en internationalisme et en philosophie.
Tant q«;on ne l'aura pas supprimée, 1 Humanité s'enfoncera de plus en plus dans les souffrances épouvantables où la civilisation est en train de sombrer. Mais rien n'est plus facile que de dissiper cette erreur car elle est unique et est le résultat d'une simple illusion.