PAR
Paul fiUl^EAU
Préfaça
de M' Alfred Ct^OISET
Membre de l'Institut, Doyen de la Faculté des Lettres de l'Université de Paris
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â5 tnffi^ 1907
Cher Monsieur
Lorsque vous tn'ave:^ fait l'honneur de me demander quelques pages de préface pour voire ouvrage sur La Crise morale des temps nouveaux^ vous n'ignorie:^ pas que nos opinions différaient sur la solution du problème religieux, et que vos conclusions^ par conséquent^ devaient provoquer de ma part certaines réserves. Cette difficulté, pourtant^ n'a pas inquiété votre libéralisme, yous ave:( pensé que, si nous étions d'accord sur nombre de points essentiels, cet accord aurait d* autant plus de prix qu'il n'était pas subordonné à une conformité complète de nos opinions philosophiques, et vous ave{ désiré que cette preuve d'entente et de sympathie fût donnée par des hommes appartenant, comme vous et moi, à ce qu'on appelle d'ordinaire, d'un terme trop belliqueux, des camps différents.
Peut-être aussi vous êtes-vous souvenu, et je vous en remercie, que nos efforts se sont t^us