‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 135 sur 396 · Plus haut, p · texte numérisé non relu

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4. Coitcil. Basil., V, 16. — Point n'est besoin de supposer aux cardinaux des intentions perfides, comme le fit plus tard Jean de Palomar : « Seditione fuit

mêmes réclamée, à tel point qu'Eugène n'était plus libre de s'y opposer ; n'avait-il pas juré, lors de son avènement, de tenir le concile dans le lieu que jugerait convenable la majorité du sacré collège ? Il est certain qu'il y eut délibération, et qu'excepté un cardinal dont l'opposition fut irréductible (j'y reviendrai tout à l'heure), un autre qui n'arriva qu'une fois la résolution prise, tous donnèrent leur assentiment, même ceux qui d'abord y avaient mis pour condition qu'on s'assurerait au préalable de l'approbation du concile [.

A vrai dire, en ce qui concerne les dispositions des pères, il se peut qu'on ait induit les cardinaux en erreur. L'un d'eux, Antoine Correr, désirait qu'on traitât cette affaire à l'amiable : s'il se décida à mettre sa signature au bas de la bulle, c'est sur l'assurance, dit-il, que les pères et Cesarini lui-même y étaient consentants. Un autre, Jean de Rochetaillée, allègue une indisposition pour expliquer la signature qu'il donna de son lit, sans avoir été, dit-il, suffisamment informé 2. Deux autres des signataires de la bulle manquaient d'indépendance, créatures d'Eugène, et dont la toute récente promotion avait produit une impression pénible 3 : c'étaient François Condolmario, neveu du pape, et Angelotto de ' Foschi, dont la popularité4, les succès diplomatiques ne faisaient pas oublier les mœurs peu édifiantes 5.

inductus ad faciendum dissolutionem illam quam seductus fecit. Et jani tune aliqui hoc tentabant ut titulum a fîde devii sibi imponerent. » (Dôllinger, Beiir'àge zur Kultur-Geschichte, II, 425.^

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