J. Haller, II, p. 34 ; Monum. Concil., II, 12 i
2. J. Haller, II, 10. Encyclique du 18 février reproduisant en grande partie les termes de l'encyclique du 21 janvier (Bibl. nat., ms. lat. 1575, fol. 30 v°).
3. Lettre du 28 février à l'Université de Cologne vF.-J. von Bianco, Append., p. 161). Circulaire du 1er avril réclamant l'envoi de docteurs au moins pour trois ou quatre mois ; le concile prenait à sa charge l'entretien de ceux qui étaient dépourvus de ressources (ms. 198 2, de Douai, fol. 82 v°; Ampliss. collecta VIII, 103).
Le Pitpe et le Concile. 10
on faisait savoir au pape que les Hussites refusaient expressément de se rendre à Bologne.
Enfin, le 15 avril, après trois mois d'absence, reparurent l'évêque de Lausanne et le doyen d'Utrecht, les ambassadeurs que le concile avait chargés de fléchir Eugène. Apportaient-ils la paix ? Le synode allait-il être autorisé à reprendre tranquillement ses travaux? C'est ce qu'on sut dès le lendemain ].
Ces envoyés, malheureusement, avaient mis plus d'un mois à faire le voyage de Rome ~. Le pape avait donc su le mauvais accueil fait k ses bulles avant de connaître les graves objections soulevées par la dissolution. Ignorant encore les raisons si éloquemment déduites par Cesarini dans ses lettres, il ne pouvait que s'irriter de la désobéissance des pères : ce n'étaient plus, à ses yeux, qu'une poignée de conspirateurs, qui tentaient d'attirer le clergé, malgré son ordre, pour corrompre la foi et bouleverser l'état de l'Eglise : il comptait bien sous peu les déférer au jugement du concile de Bologne. C'est ce qu'il annonça dans une circulaire adressée, le 11 février, à un certain nombre de prélats 3. Il y revenait sur les motifs de sa détermination, notamment sur le mauvais état de sa santé, s'y montrait impatient de travailler k