‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 204 sur 396 · CHARLES VII SE PRÊTE AUX DÉSIRS DU CONCILE · texte numérisé non relu

CHARLES VII SE PRÊTE AUX DÉSIRS DU CONCILE

des bons avis d'Amédée de Talaru, ils n'eurent, pour triompher des envoyés pontificaux qui les avaient devancés, qu'à se laisser guider par l'expérience et le zèle du chancelier Regnault de Chartres [. Dans le discours qu'il prononça, le 26 août, devant le roi, Barthélémy Visconti, évêquede Novare, chef de cette ambassade, ne se donna même pas la peine de démontrer la supériorité des conciles : il eût cru faire injure à l'instruction de ses auditeurs ; mais il insista sur le concours que devaient prêter aux pères les princes catholiques, surtout le roi très-chrétien 2, réclama l'adhésion solennelle au concile de la ((très sacrée couronne « de France », et, dans le cas où quelqu'un des nombreux adversaires du synode parviendrait à s'approcher du roi, supplia celui-ci de le chasser de sa présence comme un perturbateur et un ennemi de la foi 3. .Après un autre discours de l'abbé de Saint- Ambroise de Milan, Charles VII déclara recevoir avec reconnaissance la bénédiction du concile ; puis trois journées furent consacrées à l'examen des demandes bâloises.

Finalement, bien que le roi refusât d'imposer au clergé par un mandement exprès la participation au concile 4, et qu'il ne voulût même pas adresser d'invitation spéciale à trois évêques dont

bassacle resta composée de Barthélémy Visconti, évêque de Novare, et d'Antoine Ricci, abbé de Saint-Ambroise de Milan. Je ne parle pas du chartreux Jean Plaisant, prieur de Pierre-Châtel, que des accès de fièvre empêchèrent de dépasser Lyon (J. Haller, I, p. 272).

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