Ibid., p
2. « Sperat namque quod, tanquam verus et legitimus inclitissimorum regum successor, qui ob id christianissimorum sibi regum nomen vindicarunt quod Ecclesiam ac ficlem sepe deffenderunt, eidem ruenti favorem et auxilium prestabitis, neque solum in Mansuetudine vestra, sed in ceteris principibus et regni vestri habitatoribus, quos, exemplo Celsitudinis vestre commotos, non dubitat opem, consilium et auxilium prestituros. »
3. « Illud etiam commemoramus quod, si ea quepetimus impleveritis, nunquam excidet ab hominum memoria quod fidem collapsam et christianum populum ercxeritis. » Un exemplaire du discours de l'évêque de Novare est conservé à Paris (ms. lat. 1448, fol. 115-119), un à Oxford (ms. Digby 66, fol. 17 v°) et un à Vienne (ras. 5116, fol. 342 v°).
4. V. les demandes officielles des ambassadeurs du concile avec les réponses du roi (mss. lat. 1418, fol. 11.9 ; 1516, fol. 123; 1575, fol. 200 V ; Ampliss. collect., VIII, 168).
le synode jugeait utile de réchauffer la tiédeur *, il consentit à expédier des actes très significatifs 2 : lettres patentes faisant connaître son dessein d'envoyer prochainement une ambassade à Bâle 3 ; circulaire aux archevêques, évêques, abbés, etc. 4, et lettre au concile notifiant la même résolution. Il en profita pour exhorter les pères à éviter tout ce qui pourrait entraîner une division, et les termes dont il se servit montrent qu'il se faisait de grandes illusions sur les chances d'un accord avec le souverain pontife '. Il promettait, d'ailleurs, de veiller à ce que la France fût représentée par quelques-uns de ses meilleurs théologiens aux conférences avec les Tchèques, et, s'il lui répugnait d'user lui-même de moyens de contrainte, il laissaitles ambassadeurs libres d'agir par censures contre les prélats retardataires. Au point de vue financier, ses concessions les plus avantageuses étaient la permission donnée au concile de mettre la main, s'il le jugeait nécessaire, sur les deniers recueillis au nom delà Chambre apostolique 6, et l'imposition sur le clergé, non d'un quart de décime, comme l'avait demandé l'assemblée de Bourges, mais
1. Martin Gouge, Raymond de la Roche et Gérard Faidet, évoques de Glermont, de Montauban et de Conserans. ■ — Au contraire, Charles VII parait avoir consenti à écrire à l'abbaye de Saint-Antoine-de-Yiennois, lui recommandant de se faire représenter à Bâle. Les envoyés du concile emportèrent cette lettre et, en l'absence de l'abbé, la présentèrent au prieur de Saint-Antoine (ms. 987 de Grenoble, fol. 6 v°).
2. Lettre des ambassadeurs du 1er septembre fBibl. Laurentienne, plut, xvi, ms. 13, fol. 14 V ; Mansi.. XXXI, 145).