‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 219 sur 396 · Mansi, XXXI · texte numérisé non relu

Mansi, XXXI

Quand cette lecture fut achevée, Eugène IV ajouta : « Nous le « voulons, nous le décidons, nous l'ordonnons 1» !

Etait-ce bien l'expression de sa propre volonté? La décision, dans tous les cas, n'avait été ni spontanée ni prompte. Après un an d'efforts pour empêcher le concile de se tenir hors de sa portée et hors de sa présence, il s'apercevait que ladversaire dont il dédaignait la faiblesse était devenu plus fort que lui, et que poursuivre la lutte serait inutile ou désastreux. Il renonçait, à la fois, à présider le synode et à le ramener en Italie. Il ratifiait le choix de Bâle.

C'était revenir au point de départ. Que ne pouvait-il, en même temps, effacer toute trace de ce qui s'était dit ou fait dans l'intervalle de ces quatorze mois !

1. Arch. du Vat., liecf. 372, fol. 166 r°; Rinaldi, IX. 139; Monum. Concil., II, 333,370: Deutsche heichstagsaklen, X. 661.

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