‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 258 sur 396 · ROLE DE L'AVOCAT ANTOINE DE ROSELLI · texte numérisé non relu

ROLE DE L'AVOCAT ANTOINE DE ROSELLI

procès retentissants. On prétend qu'il avait également fait preuve de talent diplomatique dans les récentes négocia tions engagées avec Sigismond l. En tout cas, sa situation à la cour de Rome le désignait pour prendre part à la lutte contre le concile de Bâle, et l'on n'est point surpris d'apprendre qu'il fut un des témoins de la protestation du cardinal Orsini 2, et qu'il argumenta devant le pape, en présence de l'Empereur, contre le projet d'adhésion pure et simple au synode3.

Roselli reparaîtra plus tard dans ce récit. Un essai qu'il tenta en 1435 a quelque rapport avec le fait qui nous occupe : comme il avait imaginé l'encyclique Deus novit, il jeta sur le papier le projet d'une autre bulle, également destinée à réfuter les thèses bâloises, et qui n'eut pas non plus d'existence réelle 4.

On cite de lui surtout le traité Mona.rch.idi ou De potestate Imperatoris ac Papse, dédié d'abord à Sigismond ', puis allongé notablement et dédié à Frédéric III 6. Les thèses impérialistes

1. A cette occasion, il reçut de la Chambre apostolique diverses sommes aux mois d'avril et de mai 1433 (Arch. d'Etat de Rome, T'es, pontef., Ma.nda.ti, 1 130- 31, fol. 76 v°, 81 r°, 82 r°). Sigismond toutefois ne l'avait certainement pas nommé comte palatin, comme le prétend Pierre Barozzi, auteur très suspect d'une oraison funèbre de notre personnage (imprimée à la suite du De cautione adhihenda, in edendis libris d'Augustin Valerio, Padoue, 1719, in-4°, p. 177).

2. Mansi, XXXI, 181. — Roselli porte dans cet acte le titre d'avocat consistorial.

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