LE PROCHAIN CONCILE INDIQUÉ A PAV1E XXV
raineté de l'Église réunie en concile abandonneraient-ils les fruits d'une victoire dont ils se glorifiaient? Ce serait le renoncement aux principes auxquels on croyait devoir la fin du Grand Schisme d'Occident.
De toutes façons l'avenir s'annonçait menaçant. Mais les plus sombres pronostics ne pouvaient faire entrevoir la crise qui allait renouveler le schisme et conduire, une fois de plus, l'Eglise à deux doigts de sa perte.
C'est une longue histoire : elle se poursuit à travers trois pontificats. On l'a racontée souvent, mais jamais peut-être avec le détail qu'elle comporte, ni surtout en s'aidant de tous les documents, soit imprimés, soit manuscrits, qui sont maintenant à la portée des travailleurs.
Sans entrer dans rémunération des sources que j'ai utilisées et dont les notes placées au bas de ces pages pourront faire comprendre la variété, qu'il me suffise de signaler ici les Archives du saint-siège comme un des principaux fonds dans lesquels j'ai cru devoir puiser : et par là je n'entends pas seulement les registres de bulles ou de comptes conservés en si grand nombre au Vatican, mais aussi les séries de mandements que renferme actuellement le dépôt des Archives d'Etat de Rome et les copies de brefs, dont un volume égaré se retrouve à Paris, aux Archives nationales. A Rome aussi et à Paris, dans les Bibliothèques Vaticane et Angélique, ainsi qu'aux Archives nationales, à la Bibliothèque Mazarine et surtout à la Bibliothèque nationale, j'ai dépouillé les manuscrits où se trouvent amoncelés les innombrables documents — procès-verbaux, lettres, instructions, mémoires — auxquels a donné naissance le grand conflit religieux du xve siècle ; compilations contemporaines,