F. Ehrle, p
6. Fantoni-Castrucci, I, 339. — Par reconnaissance, le pape l'avait nommé, le le 24 novembre 1433, son légat a latere dans toute la France méridionale et en Provence (Ehrle, p. 493, note 1 ; J. Girard, Les États du comté Venaissin, p. 17).
être respectée sur les rives du Rhône, obtint, du même coup, de pouvoir sûrement compter sur la fidélité d'un cardinal compromis désormais dans sa cause, dont la puissance et le crédit ne devaient pas lui être peu secourables.
Il est temps de retourner à Bàle, où le mois de septembre va amener l'échéance du terme redoutable fixé par le décret du 13 juillet. La fermeté hautaine du pape n'est point de nature à désarmer l'hostilité des pères, non plus que le succès de sa politique avignonnaise n'est propre à assoupir leur désir de revanche. La fièvre belliqueuse atteint son paroxysme. On touche à la rupture qui renouvellera le schisme d'Occident. Si ce dénouement fatal se fait attendre encore, c'est que jamais on n'a tant vu les puissances se mêler du conflit, ni tant intercéder en faveur d'Eugène IV. Mais, plus sûrement que tous les emportements ou que toutes les menaces des pères, cette sollicitude des princes accule le saint-siège à une capitulation déshonorante.
Les puissances n'avaient pu voir que d'un mauvais œil ces décrets comminatoires de la douzième session contre lesquels, d'avance, elles s'étaient insurgées. Leurs efforts concertés tendirent naturellement à en conjurer les effets. Admettre les présidents, suspendre le procès, ne plus songer, pour le moment, qu'aux intérêts de la foi, de la réforme, de la paix : c'est ce que, en témoignant beaucoup de mauvaise humeur, les ambassadeurs des princes suggérèrent aux pères. Ils se faisaient fort, d'ailleurs, d'obtenir la ratification de ceux des décrets du concile qui ne portaient atteinte ni à la dignité du pape, ni à l'autorité