Cf. ibid., p. 455; Monum. Concil., II
6. Inc. : » Sacrosanctœ generali. . . Quia nonnulli ob suum. . . » (Bibl. nat., ms. lat. 1448, fol. 131-144; Bibl. Mazarine, ms. 1684, fol. 63 v°-75 ; ms. 1687, fol. 106- 120 ; Bibl. de Sainte-Geneviève, ms. 310, fol. 136; Bibl. de Douai, ms. 198', fol- 1-16; Musée britannique, ms. Ilarley 3767, fol. 142-152; Bibl. de Saint-Marc, cl- VIII, ms. 121, fol. 512-533; Bibl. de Stuttgart, ms. théol. 76, t. xxxm ; Labbe, XII, 912-930 ; Mansi, XXIX, 512-533). Chmel {Comptes rendus de VAcad. de Vienne. Cl. philos. -histor., VI, 1851, p. 77) en cite une édition plus correcte donnée à
dantia catholica de Nicolas de Cues, qui étend à tous les cas la supériorité du concile sur le pape j ; on y lit que le saint-père ne saurait édicter des statuts d'une portée générale sans le concours de ses cardinaux 2, et que les apôtres furent égaux à saint Pierre en puissance 3.
Aussi, de plus en plus, le concile accaparait l'administration de l'Eglise. On a vu se développer sa juridiction contentieuse. Au début, une commission devait dresser la liste des procès susceptibles d'être jugés à Bâle ; bientôt toutes les causes, même d'importance infime, y furent introduites. Il arriva que quiconque se plaignait d'un jugement de la cour de Rome recourait au concile, et que celui-ci ne se faisait point scrupule de reviser des procès dans lesquels étaient intervenues déjà trois sentences conformes. A Bâle seulement pouvaient se juger les causes concernant les suppôts, et le pape n'avait pas le droit de toucher au moindre bénéfice revendiqué par l'un d'entre eux. On conçoit qu'un grand nombre de clercs se firent incorporer dans le seul espoir de jouir de pareil privilège. On finit par reconstituer à Bâle une cour de Rome, avec tous ses rouages, chancellerie, chambre, rote et pénitencerie i. Le légat recevait le pouvoir d'accorder
Paris, au xve siècle, chez Jean Granion. — D'après une note insérée clans le ms. de Venise, ce mémoire aurait vu le jour à Bâle, vers le 6 janvier 1434. Le ms. de Stuttgart confirme cette date, ajoutant que ce traité fut lu dans le couvent des frères Mineurs, et qu'il était une réponse à Thomas de Virago.
1. Lib. II, cap. 17 {Opéra, éd. de Bâle, 1565, in-fol., p. 738).