Cf. Codice diplom. d. città d' Orvieto, p
3. Cronica di Boloçjna (Murât., XVIII, 648); G. Morelli (Deliz. d. erud. Tosc, XIX, 117); Annal. Forliv.. col. 217. Cf. FI. Biondo, p. 479.
4. Ar. Fabretti, Cronache délia citlh di Perugia, II, 7, 49, 157. 5 Commune de Sienne.
6. Ils disaient vouloir suivre les avis de Piccinino et attendre la décision du concile [Cronica del Graziani, p. 378; Pellini, Ilistoria di Perugia, Venise, J644, in-4°, II, 363; Nerii Capponii vila, col. 492).
7. Cron. del Graziani, p. 380. Voir une lettre du 29 avril 1434 dans laquelle les gens d'Orvieto s'excusent auprès du pape d'avoir appelé Piccinino pour les défendre contre Sforza, alors qu'ils n'obtenaient de Rome aucun secours : ils n'en protestent pas moins de leur fidélité au saint-siège (Codice diplom. d. ciltà d'Orvieto, p. 700 ; cf. p. 697, 698, 701 j.
8. Des payements de 200 et de 100 florins lui avaient été encore faits par la Chambre apostolique le 31 octobre et le 20 novembre 1433 (Arch. du Vat., Inlr. e{ exil., 394, fol. 88 v°).
à Fortebraccio, dont, d'ailleurs, les relations avec Milan étaient notoires 1. Mais François Sforza barra la route à Piccinino : nul mieux que lui, disait-il, n'était désigné pour veiller aux intérêts de Philippe-Marie, dont il devait épouser la fille ; Piccinino n'avait qu'à s'en retourner en Lombardie 2. Un choc devenait inévitable.
Cependant les Romains ne pouvaient plus supporter la misère résultant de cet état de guerre prolongé presque sans interruption depuis trois ans 3. Voulant au moins sauver la récolte de l'année, qui s'annonçait belle, ils supplièrent le pape de traiter avec Fortebraccio. « A Venise, il n'y a point de moissons », leur répliqua le cardinal-camerlingue, François Condolmario, « et « les gens pourtant ne meurent pas de faim 4. » Boutade d'autant plus mal séante que le camerlingue, en réalité, faisait son possible pour sauver la récolte des Romains en concluant avec Fortebraccio une trêve de six mois"', ou tout au moins une suspension d'armes valable jusqu'à la fin du mois de juillet0. On
1. Dans la bataille gagnée sur Fortebraccio non loin de Tivoli, un commissaire du Visconti s'était trouvé au nombre des prisonniers (N. délia Tuccia, p. 135). Cf. la lettre du pape du 8 mai, citée plus haut.