‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 346 sur 396 · V. plus haut, p · texte numérisé non relu

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3. Cronica di Bologna, col. 650, 651. — N. clella Tuccia (p. 145) évalue à 7.000 chevaux le nombre des troupes milanaises qui avaient envahi le Bolonais.

4. La nomination de Vitelleschi comme gouverneur de Bologne et de la Bomagne est datée de Florence, le 9 juillet 1134; en même temps, le pape lui confia la juridiction spirituelle dans la Romagne, le diocèse de Ferrare et l'archevêché de Ravenne (Arch. du Vat., Reg. 373, fol. 13 v°, 25 r°). S'il fallait en croire la chronique inédite de Cattanio Cattani (Ribl. universitaire de Bologne, ms. 429, fol. 49 rD), Vitelleschi serait arrivé à Bologne, à la tête d'une ambassade pontificale, le 26 juillet 1434 ; mais peut-être le chroniqueur a-t-il confondu l'évcque de Becanati avec l'archevêque de Spalato, Barthélémy Zabarella, dont l'envoi est relaté par P. Vizani (p. 337), et dont j'ai retrouvé un mandement daté du 6 août 1434 : l'archevêque s'y qualifie de « lieutenant apostolique » (Arch. d'Etat de Bologne, Archivio del Comune, Libro Fanlini, fol. 23 v°). Quoi qu'il en soit, la nomination de Vitelleschi était mal vue des Bolonais : dans une lettre du 14 août, Ambroise Traversari exprimait la crainte que la ville ne tombât au pouvoir du Visconti (Epislolse, éd. Mehus, col. 21 ; cf. col. 24).

eux, plusieurs des chefs, notamment Pietro Giampaolo Orsini et Nicolas de Tolentino. Un contemporain estime qu'il n'échappa point 1000 hommes de toute la cavalerie pontificale . Déjà Ton se demandait si la république florentine, qui donnait l'hospitalité à Eugène IV, ne serait pas bientôt forcée de subir les lois du Visconti 1 .

Philippe-Marie pourtant osait, dès le surlendemain, adresser au concile un bulletin de victoire, dans lequel se lisaient ces mots : « Comme ma prospérité est aussi la vôtre et celle de la « sainte Église de Dieu, je dois vous faire participer à tout ce « qui m'arrive d'heureux 2. »

Le rapide messager porteur de cette lettre trouva le concile en joie : on venait de recevoir de bonnes nouvelles des conférences poursuivies à Prague avec les Tchèques, et le cardinal Branda proposait de célébrer ce succès par une procession. Il fallut qu'un des nonces, l'archevêque de Tarente, fît remarquer l'inconvenance qu'il y aurait à se réjouir ostensiblement le jour où l'on apprenait le désastre de l'armée pontificale. Une procession n'aurait-elle pas été mieux à sa place quand on avait reçu la nouvelle de la délivrance du pape3? En tout cas, si l'on obtint du concile qu'il fît trêve à sa joie triomphante, on né pouvait lui demander de beaucoup s'apitoyer sur le sort des armées d'Eugène IV, ni surtout de témoigner le moindre, ressentiment au vainqueur des troupes papalines 4.

A quelque temps de là, les pères entendirent encore un envoyé

1. Cronica di Bologna, col. 651; Buonincontro, col. 142; Sanudo (Muratori, t. XXII), col. 1036; N. délia Tuccia, p. 145; Neri Capponi, col. 1181; Poggio (Muratori, t. XX), col. 384 ; J. Simoneta, col. 233; Aretino (Muratori, t. XIX), col. 937 ; Flavio Biondo, déc. III, lib. vi, p. 488.

2. Ms. 1982de Douai, fol. 357 r° ; Ampliss. collect., VIII, 737. Cf. Monam . Concil, II, 751.

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