‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 345 sur 396 · Ihid., p. 153 ; cf. Rinaldi,IX · texte numérisé non relu

Ihid., p. 153 ; cf. Rinaldi,IX

3. ^Eneas Sylvius, De rébus Basilese gestis, p. 60. Cf. une lettre écrite dans le même style aux prieurs de Pérouse par les « gouverneurs de la liberté de la République des Romains » (Canestrini, Arch. stor. ital., XVI, 581).

DÉPUTATTON ROMAINE A BALE 357

c'est le porte-parole des Romains qui jouait le rôle d'accusateur (30 juillet) '.

En dépit des mensongères déclarations du duc de Milan, acceptées par les pères avec tant de facilité, les événements ne permirent plus bientôt de conserver de doute sur la complicité du Visconti dans les révolutions de l'Etat pontifical. Au mois de juillet, deux de ses hommes traversèrent Bologne avec 2.500 chevaux et s'en allèrent renforcer la garnison d'Imola, que le duc occupait toujours et prétendait garder2. Ils y furent rejoints, au mois d'août, parle principal chef des forces milanaises, Piccinino, revenu tout exprès de Rome à la tête de 2.500 chevaux et de 2.000 fantassins 3 : redoutable concentration sur un point stratégique, et qui avait l'avantage de barrer le chemin de Bologne aux troupes pontificales, ainsi qu'au nouveau gouverneur, substitué assez maladroitement à Marc Condolmario, le violent et impopulaire Jean Vitelleschi 4. Les papalins, grossis de très forts contingents vénitiens et florentins, occupaient Gastel Bolognese, mais ne purent guère s'avancer plus loin : le choc se produisit entre cette place et Imola (28 août).

Le résultat en fut désastreux pour le saint-siège. Des milliers de prisonniers demeurèrent aux mains des Milanais, et, parmi

X. Concil. Basil., III, 161; V, 98 ; Monum. Concil., II, 717-719.

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