‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 388 sur 396 · Jean Fassi, qui devint plus tard évêque de Biez · texte numérisé non relu

Jean Fassi, qui devint plus tard évêque de Biez

4. Cf. une lettre du mois d'août 1434 dans laquelle le pape rend hommage au zèle de Jean Germain (J. Haller, I, 151).

5. A. Traversari, col. 159, 163, 168;.Eneas Sylvius (Mansi, XXXI, 225) ; Concil. Basil., V, 119 ; Monum. Concil., II, 955.

6. A. Traversari, col dffl, 156, 159, 163 ; ^Eneas Sylvius (Mansi, XXXI, 222).

dix-huit mois, conservait une croyance profonde en la suprématie conciliaire, une grande irritation contre les autres présidents, une certaine méfiance à l'égard d'Eugène IV, auquel il reprochait la violation des décrets, et qu'il soupçonnait de lui en vouloir. Dissiper ces préventions, réconcilier le légat avec ses collègues, excuser le saint-père à ses yeux, évoquer devant lui le spectre du schisme, et rabaisser, pour le mieux convaincre, sinon l'autorité des conciles en général, du moins celle d'un synode où, comme à Constance et à Bâle, la voix des évêques était étouffée par les cris de la multitude, ce fut l'œuvre quotidienne, courageuse, persévérante, d'Ambroise Traversari et de son compagnon durant deux mois et demi. Ils avaient, du premier coup, reconnu en Cesarini un grand cœur, aussi incorruptible qu'intrépide : ils l'attaquèrent tantôt de vive voix et tantôt par écrit, quelquefois avec emportement, cherchèrent à l'enserrer dans leurs raisonnements, sortirent de ces disputes parfois découragés, le plus souvent pleins d'espoir : « C'est « incroyable, écrivait Traversari, comme je désire qu'il se conc vertisse, afin que l'Eglise et le saint-siège ne soient pas plus « longtemps privés des services d'un tel homme ! » Le légat commençait du moins à être ébranlé. Traversari, quand il s'éloigna de Bâle, ne doutait plus de ses bonnes dispositions, de son attachement sincère au pape, de sa répulsion pour les entreprises schismatiques, ni aussi, malheureusement, de son impuissance de plus en plus avérée : Cesarini, débordé, était hors d'état de s'opposer, même quand il l'eût voulu, aux excès de la multitude l. Eugène IV crut bien faire en lui témoignant sa confiance. Parla bouche d'un certain Leonardo, il l'assura qu'il était disposé à le prendre pour arbitre de tous ses différends avec les pères. Mais Cesarini n'osa pas accepter seul une telle mission ; il demanda qu'on lui adjoignît les cardinaux Branda, Cervantes et

1. A. Traversari, col. 80, 141, 142, 145, 147, 150, 151, 154, 157, 162, 169, 170, 177.

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