‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 45 sur 396 · Jean de Raguse, p · texte numérisé non relu

Jean de Raguse, p

qu'on en vint à se demander s'ils ne cherchaient pas à rompre, pour avoir un prétexte de transférer le synode sans l'assentiment du pape. Eux-mêmes avaient à la bouche déjà le mot de dissolution l, et les Sienhois, épouvantés, s'apercevaient que Charybde et Scylla n'étaient pas une vaine invention des navigateurs.

Que faire? Déchirer le traité à peine conclu avec le pape? Personne n'y pouvait songer ~. Négocier secrètement et s'accommoder avec les pères en cachette du saint-siège? C'est bien ainsi qu'on se représente habituellement le rôle des Siennois : mais on va voir combien la légende est ici loin de la réalité.

Le premier soin du consistoire fut, au contraire, d'envoyer le texte des demandes des pères au nouvel ambassadeur que la république venait d'accréditer près du ] saint-siège3, en le chargeant de les placer sous les yeux du souverain pontife. Le trésorier du pape devait être averti, ainsi que d'autres prélats favorables à la république 4. A Sienne même, la question fut débattue entre les

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