Concistoro, Deliherazioni, 336, fol. 6 r
4. On peut faire remarquer encore que le personnage qui donna lecture publique du sauf-conduit dans la session du 8 novembre n'est autre que Jean Azel (Monum. Concil., I, 21). un des deux clercs de la Chambre envoyés par le pape au commencement du mois de juillet (v. plus haut, p. 14, note 2).
5. « Fuore d'ogni honestà et dovere. .. Potrà comprendere... di quanta importantia sieno all'onore e stato del nostro Signore. » (Lettre du 3 octobre reproduite ci-dessus, p. 22, note 4). — L'ambassadeur Andreoccio, après avoir pris connaissance du projet, avait répondu, de Rome, le 8 octobre, qu'effectivement
présidents l. Pour Jean de Raguse, le 6 novembre 1423 marque une date triomphale dans les fastes conciliaires.
En même temps que la victoire des pères, il y voit la défaite du pape et des légats, dont l'action, suivant lui, avait commencé dès l'été à s'exercer dans le sens de la dissolution. Chaque jour, dit-il, arrivaient de la curie des messagers porteurs de brefs et de lettres '2. Les présidents déployaient une activité néfaste : c'étaient pour les uns des promesses, des dons de bénéfices, pour les autres des menaces; par tous les moyens, ils s'efforçaient de gagner les pères à leurs desseins.
S'il en était ainsi, l'on ne comprendrait pas que ces mêmes légats eussent fait donner par les Siennois un asseurement destiné à calmer l'inquiétude des pères et à conjurer précisément le danger de la dissolution.
Martin V, dit encore Jean de Raguse, inventait chaque jour de nouveaux prétextes pour différer son arrivée. Cette seconde allégation mérite un plus long examen.
cet acte contenait plusieurs articles peu honnêtes, mais qu'on cherchait à le présenter au pape delà manière la plus adroite [Côpiari di lettere direlle al Concistoro, liasse 48).
1. Ce qui prouve que cedernier était loin de ressembler au projet des « nations », c'est que les Siennois, le i novembre, semblent faire des réserves pour le cas où les présidents ne réussiraient pas à persuader aux pères jde s'en contenter (v. plus haut, p. 24, note 4). Jean de Raguse cependant écrira, le 23 novembre : « Quo [salvo conductu] obtento in modo et forma ut petebatur. . . » (Moniim. Concil., I, 27).
2. Avec sa passion habituelle, Jean de Raguse s'en prend à ces innocents agents de transmission, et prétend que beaucoup d'entre eux furent châtiés, dans la suite, de diverses manières par le jugement de Dieu. — 11 se garde bien de nommer parmi eux un personnage qui, à l'époque où il écrivait, était une des colonnes du concile de Bâle, le célèbre Dominique Capranica, alors simple docteur en droit et clerc de la Chambre apostolique. Son envoi fut annoncé par lettre d'Antoine Casini du 15 novembre (Copiari di lettere dirette al Concistoro, liasse 48) ; le 16 il reçut 25 florins pour les dépenses de son voyage (Arch. du Vat., Intr. et exit., 382, fol. 119 r°), et, le 20, on dicidait, à Sienne, de lui offrir un présent de bienvenue : « Quod fiât ensenium egregio decretorum doctori domino Dominico de Capranica, germano domini Pauli de Capranica, ambassiatori domini nostri Pape. » (Concistoro, Deliherazioni, 336, fol. 15 r°.)