‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 9 sur 396 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

Apôtres, des Pères de l'Eglise et des conciles, surtout des conciles de Nicée (325 et 787), de Constantinople(381, 553, 680 et 869), d'Éphèse (431), de Chalcédoine (451), de Latran (1215), de Lyon (1274) et de Vienne (1311). De celui de Constance il n'était point fait mention, non plus que d'aucun dogme nouveau défini dans les dernières années 1 : en sorte que, vis-à-vis de la doctrine de la supériorité du concile sur le pape, proclamée en 1415, Martin V, sinon Othon Colonna, conservait son indépendance.

Cette omission dans la formule du serment imposé par les pères n'a jamais, que je sache, attiré l'attention. On ne saurait la regarder cependant comme fortuite. Il avait été question, dès le début du concile, d'exiger des futurs papes la promesse d'observer les décrets de Pise et de Constance 2. Comment renonça-t-on à une précaution si propre à assurer le maintien de la doctrine à laquelle certains maîtres attachaient tant d'importance ? L'énoncé de cette doctrine aurait dû, suivantGerson 3, être gravé sur la pierre de toutes les églises ; c'était, comme on dira plus tard 4, la règle fondamentale destinée à diriger désormais les chrétiens 5, la charte d'affranchissement de l'Eglise universelle. Et l'on voudrait qu'un simple oubli eût empêché d'astreindre Martin V à l'observation de cette loi ? Il est plus logique de supposer que les

J. B. Hùbler, Die Conslanzer Reformation und die Concordate von 1A18 (Leipzig, 1867, in-8°), p. 125.

2. V. un traité de Pileo Mariai, archevêque de Gênes (Dôllinger, Beitrâge zur... Kultur-Geschichte der sechs lelzlen Jahrhunderle, t. II, Vienne, 1863,in-8°, p. 304). Cf. Buschbell, Professiones fidei der Pâpsle, dans Rômische Quartalschrift, t. X (1896), p. 440, 442.

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