‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 93 sur 396 · V. plus haut, p. 26, note · texte numérisé non relu

V. plus haut, p. 26, note

dissolution ' , ne devait pas longtemps attendre ses nominations d'évêque 2, puis de cardinal 3. Quant au nonce Pierre Donato, il ne tarda pas à échanger le titre purement honorifique d'archevêque de Crète contre l'évêché de Castello, voisin de sa patrie 4. Si Martin V se résolut ainsi à couper court aux opérations du concile, c'est que, de Rome, où long-temps le retinrent les événements, il se sentit impuissant à diriger une assemblée où se manifestaient des influences hostiles et des tendances inquiétantes 5. Sans aller jusqu'à prétendre, comme un chroniqueur contemporain G, qu'il avait chargé ses légats de faire abroger le décret de Constance de la cinquième session, on doit croire qu'il n'avait nulle envie d'entendre proclamer de nouveau la supériorité du concile, et qu'instruit par l'expérience, il se méfiait d'un courant réformateur dirigé surtout contre les prérogatives de la cour de Rome. C'est ce qu'^Eneas Sylvius a nettement indiqué : « Le clairvoyant pontife savait, dit-il 7, que toute multitude est « avide de nouveauté, que la foule porte des jugements injustes <( sur les pontifes romains, que les pères sont jaloux, et que rien

1. Le récit du Pogge (Vila card. Firmani, dans Baluze, Miscell., I, 343, est, d'ailleurs, plein d'inexactitudes : il prétend que Capranica fut envoyé à Sienne avec Léonard Dati pour dissoudre le concile, et qu'aussitôt leur arrivée, le choix de Bâle et la prorogation à sept ans eurent lieu. Hefele (XI, 143) croit que ces deux messagers furent chargés de porter des ordres aux légats, comme si Léonard Dati n'était pas lui-même un de ces légats.

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