‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 10 sur 257 · Von der Hardt, t. I, pars xxii, col · texte numérisé non relu

Von der Hardt, t. I, pars xxii, col

LE PAPE EVITE DAHdltli 1»K SK l'HuNONCEU XVII

à la question L■lll)Jal■l•a^sallk• i|uon lui avait pust-e sur le droit de juger les souverains ponlifes : il se contenta d'exprimer l'avis, conforme, disail-il. à celui de plusieurs des « nations )>. qu'il u'v avail rien à décréter de nouveau à ce sujel '.

C'était s'en tirer à bon compte. Il est j)robaljle (pie. mis en demeure de s'expliquer sur le décret de la cinquième session, il eut fourni une réponse également évasive -.

Ce silence de Martin A' gêna tant, par la suite. les partisans de la suprématie conciliaire qu'ils voulurent, à toute force, voir une approbation des décrets de la quatrième et de la cinquième session dans une bulle du 22 février \i\H et dans une déclaration faite par le pape le 22 avril suivant. Examinons rapidement ces deux points.

La bulle Infer ciinctas, du 22 février, condamne, entre autres propositions de Jean Wyclif, celle qui nie qu'il soit nécessaire de croire à la suprématie de « l'Kglise ro- « maine ' », et elle ajoute, en reproduisant les termes d'un précédent décret : « C'est une erreur, soit qu'on entende <( par Église romaine l'Eglise universelle, c'est-à-dire le « concile général, soit qu'on prétende par là nier la pri- « mauté du souverain pontife sur toutes les églises parliu culières''. » En vérité, il n'y a rien là qui tranche la question des rapports réciproques du pape et du concile : la primauté du pape est affirmée, au moins à l'égard des

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