‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 109 sur 257 · J, Ilaller. II. 1.J · texte numérisé non relu

J, Ilaller. II. 1.J

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Ce cardinal espao;nol, qui avait eu des voix dans le dernier conclave ' et contribué plus que personne peut-être à l'élection d'Kuo-ène -, jouissait alors tout à la fois de la laveur du pape, de 1 amitié du roi de France et de la confiance des populations de la vallée du Rhône. Si, depuis de longs mois, il résidait en Avig-non, ce n'était pas seulement à la demande des habitants ', c'était sur l'ordre d'Eugène W, (jui l'avait chargé d'une enquête au sujet de graves conflits entre les Avignonnais et les officiers de Charles Vil '*. La situation était critique : il y avait eu empiétement des officiers royaux sur la rive gauche du Rhône, représailles exercées sur la rive droite par les Avignonnais, suspension du commerce, appel au Parlement, armements, razzias, escarmouches, morts d hommes ^. L intervention du cardinal amena la cessation des voies de fait et la nomination de commissaires qui préparèrent la pacification c. Si les officiers lang^uedociens, dans leur intransigeance, y trouvèrent à redire ^, le roi lui-même fut si loin d'en savoir mauvais gré à Carillo qu'il tâcha de le faire nommer vicaire du pape en deçà des

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