mi,lisx.collecl.,'yUÏ. 131. Cf. Osio. IFI. 7S, S
l. J. Ilalli'P, II, 103,197. — ^ Il avyil demande la permission au pape de sm-lir de Rome (Gimiffnano Infrhirami. Arrh. stor. iluL. 5" série, I, 1888, p. Il . \'. aussi
Le Pape et le ('.(tncile 13
194 EUGÈNE IV ET LE (.om;iiJ': de hale
du décret du 20 juin s'étaient assuré de la manière qu'on sait Tadhésion du nouveau vicaire on Avio;non. le cardinal Carillo : mais, d'Espag-ne, où il était retenu par des négociations, le cardinal Dominique llani avait pris soin d'envoyer un secrétaire, muni de sa procuration', acte de soumission rendu ])lus signilicatif encore par des lettres du roi de Navarre, de la reine d'Aragon, de l'archevêque de Saragosse qui demandaient aux pères d'excuser le prélat -. Enlin, à Home même, un groupe important de cardinaux, elTrayés par les menaces du concile, éblouis par le prestige de ces mots « l'Eglise universelle », ou simplement obéissant à quelque vague instinct d'opposition ou de rancune -^ n'avait pas craint de désavouer la politique du saint-père : dès le 23 juillet, en la petite église Saint-Jacques de la place Scossa- Cavalli, Hugues de Lusignan, Jean de Rochetaillée, Louis Aleman, Jean Casanova et Guillaume de Montfort, rappelant qu'ils avaient à plusieurs reprises combattu la dissolution et vainement demandé au pape la permission de se rendre à Baie, avaient, par acte écrit, adhéré au concile, puis donné leur procuration aux collègues, aux prélats ou docteurs par lesquels ils désiraient
une noie insérée dans un ms. ayant apjîartenu au cardinal Orsini : " Domnus Placentinus habuit licentiam pro .un. mensibus, et promisit redire tune de mense octobris, et stetit per duos annos et plus. » (Bibl. Laurentienne, plut. XVI, ms. 13, fol. 106 r°.)
1. Lettre écrite par le cardinal au concile, de Tarazona, le 11 juin 1432 Bibl. nat., ms. lat. 1575, l'ol. 142 r° ; Bibl. de Douai, ms. 198^ fol. 118 V ; Bibl. de Grenoble, ms. 987. fol. 54 v ; AmpUss. cullect., VIII. 136). L"incorporation du secrétaire eut lieu le 22 août (J. Hallcr, II, 200).
2. Lettres du 24 juin, du 15 et du 17 juillet (ms. lai. 1575, fol. 141 r", 142 v° ; ms. 1982 de Douai, fol. 117 yo, 119 r" ; AmpUss. coUecl. ,\'IU, 137, 142).
3. Au sujet des griefs que les cardinaux pouvaient avoir contre le pape, v. la déposition faite, le 19 mai 143S, parle curé breton Michel Andrée : " Nullam vidit reformationcm fieri in curia Romana, ymo vidit ibi abusus crescere, et sempcr in dispositionibus bcneficiorum et aliis Ecclesiam Romanam concernentibus proprio sensu, et non cardinalium consensu aut consilio uti. ■> Et celle du chanoine vénitien Antoine de Pérouse: " Est notorium, et audivit dici quod, quando cardinales volunt sibi darc aliquod bonuni consilium quod sibi non placet, facit eos tacere. dicendo quod taceant, et hoc dixit dominus cardinalis S. Marcelli. » Celle enfin de Jean de Ségovie : « Audivit cardinales conquerentes quod Papa non dividit eis, et ita crédit quod Papa non servavit juramentum... Bene audivit quod a principio sue assumpciunis incepit dividere inler ipsum et cardinales per aliquos mensesprimi anni, postea tamen nichil divisit neque dividit cai'dinalibus. " (,Ms. lat. 1511, fol. 131 V, 133 v% 135 v°.)
CAKDI.NAl X ItAl.l.ll.S AI l'Alill l'I iiiMll.i; I l>-i
s'y faire représenter '. De son côté, Antoine (^orrer, hien (jue parent (lu pape, avait envoyé à.Ican de IJaiji-use sa procuration-'. ()ii ("lirait enlin (le justifier auprès des pères par de sérieux niitlils laijsence de Cervantes, de l*i(rre de Foix, de Heauforl et de Prosper Golonna. l'in sorte (pie, sur (li\-se[)t cardinaux (jue les promoteurs accusaient de contumace, six seulement paraissaient sourds aux in\ itations du concile '. l^^n joi^^nant aux trois cardinaux présents et aux sept ou huit représentés ceux sur l'adhésion desquels on croyait pouvoir compter, Alher<ifati, [)ar exemple, ([ui correspondait avec les pères et allait bienl()t faire à Hàle une première apparition ', on arrivait au total de quinze cardinaux, sur vinii;t et un, prenant parti dans le conflit contre le pape pour le concile ^. Ce succès parut si concluant qu'on ju^ea inutile de continuer le procès des membres du sacré coUèg-e ^.
Après avoir ainsi mesuré tout à la fois leur impuissance et le prestige de l'assemblée, les nonces du pape pouvaient repartir : on les cong-édia le 10 septembre ~.
Il semblait que les pères attendissent leur départ pour délivrer de ses fers Jean Geparelli de Prato. Ce. malheureux émissaire d'Euî^ène IV ne recouvra la liberté, après cent sept jours de prison ^, qu au prix des plus humbles aveux : à deux reprises, publiquement, il dut demander pardon — pardon d'avoir exécuté les ordres du pape, son maître, — et sengag^er à respecter dorénavant tous les conciles •'.
1. .1. Ilall.r. II. 198, 206; Monum. ConriL. II, 22s. —Déjà, le 24 avril, on avail reinar(|iK'' l'absence des fardinaii.v (kM'vanlès, tlorrer. Alenian. tie Liisii;nan et Casanova à l'aïKiience dans laquelle Eugène donna réponse aux ambassadeurs de Sij:;ismond ihiil., p. 16S . Cf. G. Pérouse, p. 110, 112-11 1.