G. Fea, Pius II vindicatus, p
5. Plusieurs manuscrits nous ont conservé une discussion soutenue à Sienne, le 25 avril I 120, par Nicolas Tudeschi et l'un de ses élèves , le florentin Robert Cavalcanti. On y voit défendues des thèses favorables à la suprématie du saintsiège (Bibl. Vat., ms. lat. Vat. 1039, fol. 131-155; ms. Reg. 1018. fol. 285 v'-311 ; Bibl. Laurentienne, plut. .\vi, ms. 13, fol. IGO v; fragment imprimé dans Mansi XXX. llSG-1188, sous la date fautive de 1 131).
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père, non seulement l'abbaye sicilienne de Maniaci, quil convoitait, mais la charge d'auditeur de la Chambre apostolique '. Les soupçons que sa (idt'lité inspirait encore à Euj^èno ]\ au printemps de 1 i.'{2 • a\ai('nl sans doute été entièrement dissipés, puisqu'on 1 i.'{3 il apparaît au premier ranp^ des avocats chargées de la défense du saint-siège -^
Toutefois, de son discours insinuant et de celui de son collègue, le référendaire Jean de Mella, les pères retinrent seulement deux choses : Eugène s'arrogeait le droit de déplacer un concile, ne se croyant pas lié par la constitution Frcf/ucns, ou du moins se permettant d'interpréter le sens douteux de ce canon avec l'aide de ses cardinaux, par conséquent, mettant l'autorité du sacré collège au-dessus de celle du concile de Bàle ; en outre, il pensait faire aux pères une grande grâce en leur envoyant des « messagers de paix », au lieu de juges délégués, chargés de fulminer contre eux des anathèmes '♦. Mais, avant