J. Haller, H
5. Il était à Bàle depuis le S octobre, mais ne reçut cpie i)lus lard ses lettres de commission, qui datent des 4 et 6 octobre Bibl. nat., ms. lai. 1512. fol. 53 v", 55 ; J. Haller. II, 212, 217, 268: Moniini. Concil.. II, 277: cf. J. Beyssac, Le B. Louis Allemand, dans hx lîeviie du Lyonnais, XXMII, IS90, p. 427 .
6. Les lettres patentes fixant la conq)osition de l'ambassailc royale ne furent expédiées, à Amboise, que le 1 1 avril 1133 et ne furent lues à Bàle que le 22 mai. Outre Talaru, l'ambassade comprenait les archevêques de Bourges et de Tours, les évoques de Lavaur, d'Orléans, de Di,<nc et de Sentis, enfin Jourdain Morin, maître en théologie, qui s'élait présenté au concile dès le 12 décembre Bibl. Lan-
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ua piéeiL'UX appui moral : eu devait èlre aussi la s(jurcc du hien des difticultés.
Sans parler de 1 interniinahle ipierelle de préséance (pii s'enj^agea entre les ambassadeurs de Phili])[)e le Bon et ceux des Electeurs ', ni des causes particulières diins lestpielles le concile fut forcé de tenir compte des préférences manifestées par ses tr(jp puissants protecteui's '-. ceux-ci, en se faisant représenter à Httle, acquéraient le droit d v ex[)rimer et (Tv défendre des idées de tolérance, de conciliation, de sag-esse modérée, (pii n'étaient pas précisément celles de la majorité des pères '.
Ainsi, dès le premier jour où il parut à Bàle, quel fut le lan<^agedu chef de l'ambassade bourguignonne? «Le duc ne connaît rien de « plus scandaleux, de plus monstrueux que la séparation des « membres et du chef, et l'absence du pape Euj^ène est profondé- «ment regrettable. Il est à craindre que ce léger dissentiment « actuel ne s'aggrave, qu'il ne compromette 1 union, bien fragile (( encore, qu'il ne renouvelle le schisme ancien... Le duc exhorte les ((pères à user de tout respect, de toute mansuétude en ce qui (( touche l'autorité, Tindépendance, l'honneur du pape et du (( saint-siège, ayant confiance qu'Eugène IV, touché par les prières ((des princes, se rendra prochainement favorable à leurs vojux'. » Ce duc, aux idées arriérées, jugeait évideninieuL qu'on pouvait
rentienne, ms. Slrozzi .'5:^. fol. r,>< r ■ : Bil)l. \'al.. ms. lat. Vat. 41SS. loi. lO'J r" ; Concil. Ihisil.. II, 200, ilO; V, jâ ; Montim. ConciL., II, 355. Cf. uiu^ plaidoirie du 21 novenibrc I 1.52 : <■ Dit ([ne l'evesquc ; d'Orléans] a donné entendre (jne il va au Concile de Haaie; dont n"est riens, mais est à son hostel, et n'est nouvelle de son partement... Aussi n'est l'ambaxade du Roy preste. » Areh. nat., X 1" 0200, loi. 8i V"; cf. fol. S5r".)
1. Hibl. nat.. ms. lat. 1518, fol. 7 v", 9 r", 11: Hibl. de Douai, ms. 108-, fol. 2,sii V ; .1. Ilaller, II, 387. 305, 41 1, Î17. 537, i52; Mnniiin. CnnriL, II, 366 et suîv., i08; Amp/t.ss. collecl., VIII, 212.
2. Par exemple, dans lallaire de 1 évèL-lK- d".\uxerre (ms. lai. 1517, fol. 107-109 ; ms. lat. 151H, fol. 0 r"; J. Ilaller, II. 305; ms. 198- de Douai, fol. 231 r-, et Ainpliss. collecl. . VIII, 583 .