‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 148 sur 257 · D. Plancher, IV, Pr.- p. r.\u · texte numérisé non relu

D. Plancher, IV, Pr.- p. r.\u

2 Protestation de William Lindc^^■ode. Elle remonte sans doute à une époque où l'on n'était pas sûr que le concile fût régulièrement commencé, ou même quil dut s'ouvrir à Bâle. Elle se termine par un appel conçu dans les termes suivants : « Metuens ilaque ei;o.. ., ex cerlis causis pr..babilibus et verisimilibus conjecturis. statui, celsitudini.'. . domini mei... in hoc et circa ipsum ac premissa seu aliquid premiUorum grave in futurum posse prejudicinm generari, ne quis. . . cn-ca premissorum aliquod quidquam innovet aut attemptet. . ., ad proximum générale Concilium in civitate BasiHensi vcl alibi auctoritate sufficienli. . . congregandum et celebrandum. sub sanctissimi domini nostri domini Eugenii, pape modenii. aut alteriusSummi Pontificis canonice inlrantispresidencia, ac perearumdem qumque nacionum voces vel alias per majorem et saniorem partem earumdem qumque • nacionum dirigendum, exequendum et gnbernandum . . . . provoco. >. (Bdîl. Bodléienne, ms. Digby 66, fol. i v°.) , , . .

3. Par Pierre Partrich. chancelier de l'église Lincoln ; déclaration lue plus lanl. le 4 mai \ V.y.>, à Bàle. dans la demeure de Thomas Bro-wns, devant toute l'ambassade anglaise ihid., fol. 5 v°>. - Le clergé de la province de Cantorbéry ajourna, d'ailleurs, toute décision au sujet du conflit soulevé entre le pape et le oncle Mansi. XXXI. 1 '.0\

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ailleurs encore, avec le consentement du duc di' (iloutester, par révè(nie de Winchester, un des ambassadeurs du roi'. Il en sera question |)lus l:ird.

1) autre i).irl, le serment iniposi- par les pères de respecter ol di> défendre les décrets antérieurs n'-voltail les consciences anglaises. La ccdère du gouvernement ('date dans une lettre qu'on fit écrire au jeune Henri VI le 17 juillet ri33. S'il avait dilleré, disait-il, Tenvoi de nouveaux ambassadeurs, c'est qu il savait le rôle passif et humilié aucpiel étaient réduits les premiers. N'avaiton pas refusé de les incorporer à moins qu'ils ne se soumissent à une condition dont il n'avait jamais été question auparavant? Dans quel ancien concile avait-on exigé des princes pareil serment? C'était porter atteinte à leur indépendance. Dételles innovations n'étaient pas de nature à concilier aux pères la faveur générale : ce serait plutôt, pour beaucoup de princes, de prélats, de nations même, une cause d'abstention, et le concile cesserait d'être réputé œcuménique.

Après avoir insisté pour que ses ambassadeurs fussent dispensés de ce serment compromettant, le jeune roi, dans la même lettre, abordait un autre sujet de mécontentement. Quelques membres de l'assemblée, disait-il, perdant toute mesure, attaquent le saint-père d'une façon inconvenante : ce sont les brebis se ruant insolemment sur leur pasteur, les fils relevant la tête contre leur père. On renonce volontairement à la paix ([ui est près de se conclure, on rend inutiles les etîorts du roi des lîomains, on brandit contre le pape l'arme terrible d'un de ces procès qui ne pardonnent pas - !

1. Ms. Di^by 66, fol. 6 r". — \ la suite fol. 7 v"-9 v») se lit, clans le même maïuiscril d'Oxfnpd, un nu-moii-e cnniincnviuil ainsi: « Quod in Conoilio procedendum sit per naeiones cl nmi pci- deputationes suadelni- sic. " Lini des medleurs arguments consiste à soutenir que, chaque nation réclamant une réfoiinc spéciale, on ii'aboutira dans la voie des réformes que si l'on procède, non par ilcpulations. mais par nations. — Ce mémoire, qui se trouve aussi à Rome Hibl. Angélique, mslis, p. â9-6fi , a été imi)rimé par Mansi \XX, 2*20-234.

2. Ribl. Antcéliquede Home. ms. 11«. fol. 117-122: Th. neliiinlnn. 11. fil : Uibl-

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Les ambassadeurs de France n'exercèrent pas, au déhui, la même influence modératrice. La passion d'un Talaru, hientùl pariaiçée, sinon dépassée, par l^hilippe de ('.oi'-lijuis, archevê({ue de Tours, les entraîna à favoriser le parti le plus avancé'. Ils ne pouvaient cependant totalement oublier les vœux pacifiques émis par l'assemblée de Bour<^es, les recommandations non moins conciliantes du roi, et, bon gré mal gré, ils se mêlèrent à quelques-unes des démarches que les envoyés des autres cours tentèrent pour enrayer le mouvement schismatique et révolutionnaire'.

Philippe le Bon avait donné à ses ambassadeurs, et renouvelé encore récemment, l'ordre de prendre la défense du pape et de s'dpposer à sa suspension ou à sa déposition '^. Mais il n'allait pas jusqu'à s'intéresser à la conservation des droits du saint-sièg-e. Ces difficultés canoniques embarrassaient peu les princes. La solution qui leur semblait à tous la plus raisonnable était la reconnaissance définitive d'Eugène IV, achetée par cpielque complaisance : il leur semblait tout naturel que le pape, afin d'avoir la paix, consacrât des principes, approuvât des décrets dont ils ne se souciaient guère. Les ambassadeurs bourguignons s'abou-

LaureiiliLMine, plul. xvi. nis. \.i. loi. 77 sous la date du 27,juillel : mniivaise C(ii)io. datée de 1 134, dans le ms. 1982 de Douai (fol. 385 v"), reproduite dans r.i/H/j/(.s.s. eo/iecL, VIII, 724, et dans Mansi, XXX.83iJ. — Henri VI écrivit aussi, le 23 juillet, aux ambassadeurs de la nation allemande à Bàle iHihl. Ani^élique, ms. cité, p. 122), et, le 24, à ses propres ambassadeurs (Musée britannique, ms. llarley 826. fol. 49 r° .

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