‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 160 sur 257 · Mtmnin. Concil.,U. Î82, i'.U · texte numérisé non relu

Mtmnin. Concil.,U. Î82, i'.U

2. Kxaclcmenl onlre le •'{ cl le lo aui'il 1 i'-V.i : le ;5, Si^isnKiiid se lij^Hirail encore que les pères avaient ajourné les poursuites : le 10, Eugène I\' commentait les décrets de la douzième session dans une lettre à Henri Vl Ampliss. collecl.. \'\\\. (i2t'), 1)20 .

:î. Hibl. Laurentienne. |)lut. xvi, ms. l.'i, fol. 78 v ; Mansi, XXXI. Isl.

1. Ms. l'.iS- de Douai, fol. 312 v; Aiitiiliax. collecl .. Vlll, «29.

5. Dans le ms. Slrozzi ;5.{ fol. 9.') de la Bihl. Lauicnlienne et tlans le nis. lai. V\atic. 1185 delà \'aticane fol. ir>l r"), cette lettre est précédée de la rubrique suivante : « ('opia cujusdam littere domini Kuirenii transmisse qtiam plui-ihus re^ihus et principihus christianitatis. »

252 l'A vicToiRi: m- conçu, k

A part uu prince quluigène ne voulait pas nommer (il songeait sans doute au Viscontij, tous allaient prendre en mains la défense du saint-sièi^e, l'Empereur en premier lieu. Sii^^ismond avail pu se convaincre de ju-ès de la sincérité du /èle cpii animail le souverain pontife. Il se rendait à iîàle, oîi il s'apprètîùt à jouer le rôle de médiateur '. Les propositions (piil emportait étaient si raisonnables que, à moins d'être passés au rang- d'ennemis de l'Eglise, les pères devraient les acceptei-. Va\ tout cas. l'vmivers saurait qu'Eugène IV n'était jamais tond)é dans aucune hérésie, n'était l'auteur d'aucun scandale.

Puis, à l'approche du terme fixé par le concile, Eugène voulut rassurer ceux de ses serviteurs que les pères menaçaient d'une spoliation prochaine : par sa bulle In arcano, il annula, dans la plénitude de son pouvoir, le prétendu décret de la douzième session, défendit qu'on s'en servît pour inquiéter personne, sous peine d'excommunication, et déclara que quiconque accepterait un bénéfice enlevé de la sorte à l'un des siens serait frappé pour toujours d'inhabilité (1 1 septembre) '.

Ici se pose un problème délicat. Sous une date jn-esque identique (13 septembre 1433) fut rédigée une encyclique, d'une portée beaucoup plus générale, la fameuse bulle Deiis novif, qui a donné lieu à de nombreux et très violents commentaires. Le concile affirma plus tard qu'elle avait été affichée sur les portes

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