RIVALITÉ DES DEIX VICAIRES
C^arillo lui-nu'iiu' eu diiil réduit ;( i'ii\c)\cr de loin ses l-ucouragemonts aux A\ ii^'-nonnais '. à aj^irou à faire aj^ir par le concile auprès du roi de Fiaiict' el du comte d'Arma<^nac -, rival de la maison de Foix '. sui'tout à s assurer le secours d un de ses compatriotes, le fameux chef de hantles Uodri^ue de \'illandraiido '*. Mais cette dernière précaution n'eut d'autre ell'el que de stimuler l'ardeur du comte de Foix et de provocpier de sa part une intervention plus décisive encore.
\ adoiiiMii . . . kk'o vos cxoi'laimii-. icfiuisinuis et rof^amus iil tam sano diicamini consilio ne ad (iiianuiiniqiif viain rigoris npporteat procedere, ut dicel voliis laciiis iiobilis (>)las Korn, queni ad vos miltimus. . . l'^l si qiia mMUs. scrilndis eonfidentcr. \'alotc in Domiiid. » Ai'cli. d"A\i},>-non, AA '.ib.
I . Ivi'ttre aux syndics c\ conseil d'A\ it,nion Hàic, 19 février 1 l;i;V : 1 évéqne de Cavaillon el l'aljljé de Sainl-Andirtiise de Milan, envoyés par le concile au comle el au cardinal de Foix (cf. .1. Ilallcr, II, 302 , leur communiqueront leurs instructions : les .Xvij^-nonnais auront é{^alenienl connaissance d'une lettre adressée par le concile à (Charles ^'II. .\ntre lettre à Antoine \'iron et à Pons Tranquier, boui"- ^eois d'Avifrnon : mêmes novnelles ; ils n'auront qu'à se louer des mesures prises par le concile au sujet de la ville et de la province (.\rch. d'.Avig-non, AA .35).
2. Lettre écrite aux syndics dAvij;non par Jean ■■ Fasci ». jirovincial des Carmes en Pi-o\ence. leur ambassadeur jii-ès du concile ^Hàle, 21 fcvi-ier [IS33]): « Ad comitem Kuxi tleleK<dur ambaxiata solempnis. dominus Cavalicensis et abbas S. Ambrosii Mediolanensis. quatinus désistât ab inceptis, alias providebitur de remedio opoi'tuno, proid in brevi cum isdem oratoribus plenius sentietis. Hujusmodi \ero saluberrinii remedii ministros cxsequtoresque Auxilanensem el ^'alenlinensem venerandos antistites, pro spirituali. pro temporali vero pladio, repem Franchorum. comitem Armanhaci, dominum de Tremolio ac innumcros alios prudcntissime delefj:a\it. Silele tamen etsccrcto tencte, donec omnia fiant. » Arch. d'.Vvi^mon, .\.\ .36) ; pièce omise dans l'Inventaire imprime.) Cf. .1. Hallcr. II. 202: Monum. Cnncil., II, 2Sj.
3. Peu de temps aupara\anl. le concile a^ ait adressé des observations au comte d'Arniaf.'-nac au sujet du fameux .lean ('arrier, ce ]>ri''t(Mi(lu cai-dinal ou |)ape (jui sellorçait de ])erpétuer le schisme dans le midi de la France. Jean l-' soutint que Carrier a\ait été enlevé par le comte de Vinx au moment où, précisément, il le dirigeait vers Hàle cf. L;i Fr. et le (ir. Sch. d'Occiil., IV . iTl, iTf) . Le 2" février 1 133, il cliarfiea .\ymar de Roussillon de répéter ces explications aux pères, et, en même temps, il les invitait à réclamer au comte de Foix son prisonnier. La députalion des Affaires mixtes fut d'avis de tenter cette démarche, qui n'aboutit pas. peut-être par suite de la mort de Jean Carrier J . Ilaller. Zeitsrhr. /'. die Geschd.Oherrheins. nouv. série, X\\. 11i-2 ; Concil. Basil.. II, 387-389; .Mnntim. Candi., Il, 361.
■'i. A la demanilc <lc Caiillo. le concile lit ap|icl à Hii<hip;ue au mois tk- fé^■l•ier 1i33; la i-éponse de celui-ci, écrite « festinanter, breviler et inordinate. more gentium arniorum », est datée du 6 mars : il offrit ses ser\ ices, par égard poui- le cai'dinal. auquel il donnait les titres de " dominus et |)receptor meus » [Ampli.is. collect.. VllI. 53S ; cf. Kluic. p. 65. et J. Quielierat. p. 88. (|ui. d'ailleurs, ne cite pas cette lettre .