F. Ehrle, p
4. On a vu la prjsence d'undj ses offîciers. Guillaame de Champeaux. dans le cortège de Pierre de Foix. Un autre, l'ancien prévôt de Paris Tanguy du Chàtel, assista, le 6 juillet, à la reddition de la place de Vaison (L.-H. Labandê, Anioine de 1,1 Salle, dans la Bihlinlh. de VÉc des chitrles. LXV, 190'., p. 80).
j. » Nos autem.... prelati domini nostri Summi Pontificis beneplacitis et mandatis ex liliali débite obedire cupientes. tenore presencium, d cerla noslra sciencia..., volumus et. .. mandamus quatenus vicario, commissariis et aliis per sanctitate'm domini nostri Summi Pontificis ad recuperacionem et reductionem dicte civitatis Avenionis deputatis et depulandis, quociens requisiti fueritis, faveatis et assistatis..., et cum clTcclu faciatis armamenta, victualia et alia quccumque necessaria adversus civitatem prescriptam, quamdin in rebellione persistent, sibi exhiberi et expediri faciendo, omnesqne subditos nostros a practica cum Avenionensibus vctando, ac eciam portum viclualium et aliarum rerum ad civitatem predictam. in rebellione, ut prcdicitur, persistentem, sub magnis et formidabilibus pénis expressis prohibendo, celeraque alia faciendo et cxequendo pro reductione civitatis predicte... » (Bibl. Méjanes, nis. 752, n° 14.)
6. Lellre du 25 avril 1433 fins. 198- de Douai, fol. 31 1 v" ; Ampliss. collect., VIII, 579).
IliluMI'UI-: in l'Al'i; I.N AVKiNON 269
dél'eiuliv la cause du pape dans la \ allée du Uliùne. l'iene de Beauvau rendit au neveu d Eugène le service de prendre sous sa garde les châteaux de l'évèché d'Avignon '. et Jean Louvet, président de Provence, coopéra personnellement à la con([uête du Gointat •.
Je m'empresse d'ajouter qu'Eugène IV eut le hon goût de ne point ahuser de sa \icloire. Il avait déjà remplacé, ccjnime rectein- el comme vicaire, son neveu Marc Condolmario : il n'essaya même jias de l'imposer comme évêque à une po[)ulati«)n prévenue contre lui ''. Rappelé en Italie dès le commencement de l'année, Marc fut d'abord nommé gouverneur de Bologne ''. puis ne tarda pas à échanger l'évèché d'Avignon contre l'archevêché de Tarentaise '. Pendant ce temps. Pierre de Foix gagnait le cœur des habitants, qui conservèrent longtemps le souvenir du « bon légat » '', et le pape, dont l'autorité recommençait à
1. \'. une lellpc assez aigre écrite pai- lui, de Tarascon, aux syndics et élus de la {ïueiTC d'Avifjiion, le "23 juillet 1133: «Je vous certifie que, se jeusse voulu tjue j'eusse en ma main des bonnes places de la Comté de \''enisse, mais je m'en suys voulu empeschier, se non tant (jue je pensoyc ({u'il vous plaisoit. Et croy bien que. se il ne fcust par mon nioien. les choses ne l'eussent pas es termes où elles sont, et aussy ne \ous serviriez des subjetz du roy (juand je vouldroic : mais je voye bien qu'on ne le cojj^noisl point. L'evesque d'Avij^non m'a prié que je voulsisse prcndi-e en ma j^'ardc les places île son evescliic, ou autrement il y pourveoiroil au mieuix qu'il ponrroit ; et dciublanl (|u il n'y niisl gens qui l'eisscnt {guerre au pa'is et qu'on n'eust pas boulé deliurs (piant on eust voulu, et pour ce les ay prinscs en ma main, vous certiffianl (jue, lanl que iesdites places sei'ont en ma main, n'en sera l'ail guerre ne desplaisir à nul d'.Vvignon ne de la Conté de \'enisse ne aultres, si on ne le comnicnvoit. " (Arcli. d'Avignon AA 35.) Cf. une lettre écrite, le lendemain, au légat d'Avignon par Antoine Ilermentier. que Pierre tie lîeauvau avait chai-gé d'occuper Chàteauneuf et Hédairides. en lui oidonnant de vivre en paix avec les gens d'.\vignon et du (^omtat [ibid.,.