‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 172 sur 257 · I.A VICTOIRE DU CONCILE · texte numérisé non relu

I.A VICTOIRE DU CONCILE

Foix put faire son entrée dans la ville (8 juillet; '. La causf du concile de Bàle était perdue dans la vallée du Rhône.

Il est à remarquer qu'au cours de cette lutte les appuis sur lesquels les pères avaient compté leur manquèrent tous successivement. Ni Rodrigue de Villandrando. ni le comte dArmajj^nac n'osèrent intervenir '. Charles \\\, peu soucieux de se brouiller avec la maison de Foix et gagné peut-être par une concession de décimes qu'avait été chargé de lui faire Marc Condolmario ', se renferma dans une neutralité bienveillante 4. Un autre prince fit mieux encore : Louis III d'Anjou, roi de Sicile et comte de Provence, avait, dès le 6 octobre 1432, mandé, de Cosenza, à Pierre de Beauvau, gouverneur de Provence, qu'il eût à prêter assistance aux vicaire et commissaires pontificaux chargés de reprendre Avignon, chaque fois qu'il en serait requis, qu'il leur fournît ustensiles, vivres, etc., interdît aux Provençaux tous rapports avec les Avignonnais et défendît, sous des peines terribles, d'introduire des vivres ou tous autres objets dans la ville rebelle '. Bien qu'au même moment Louis d'Anjou promît d'envoyer une ambassade au concile de Bàle '', ses officiers ne laissèrent pas de

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