F. Khrle. p
6. F'antoni-Castiucci. I. 339. — Par reconnaissance, le pape lavait nommé, le le 2 i novembre I i33. son légat .1 latere dans toute la France méridionale cl en Provence Elu-le, p. 103. note 1 ; J. Girard, Les Éluts du comté \'ennissin. p. 17).
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être respectée sur les rives du Rhône, obtint, du même coup, de pouvoir sûrement compter sur la fidélité d'un cardinal comj)r()niis désormais dans sa cause, dont la puissance cl !c crédit ne devaient pas lui être peu secourables.
Il est temps de retourner à liàle, où le mois de septembre va amener l'échéance du terme redoutable fixé par le décret du 13 juillet. La fermeté hautaine du pape n'est point de nature à désarmer l'hostilité des pères, non plus que le succès de sa politique avignonnaise n'est propre à assou])ir leur désir de revanche. La lièvre belliqueuse atteint son paroxysme. On touche à la rupture qui renouvellera le schisme d'Occident. Si ce dénouement fatal se fait attendre encore, c'est que jamais on n'a tant vu les puissances se mêler du conflit, ni tant intercéder en faveur d'Eugène IV. Mais, plus sûrement que tous les emportements ou que toutes les menaces des pères, cette sollicitude des princes accule le saint-sièg-e à une capitulation déshonorante.
Les puissances n'avaient pu voir que d'un mauvais œil ces décrets comminatoires de la douzième session contre lesquels, d'avance, elles s'étaient insurgées. Leurs efforts concertés tendirent naturellement à en conjurer les effets. Admettre les présidents, suspendre le procès, ne plus songer, pour le moment, qu'aux intérêts de la foi, de la réforme, de la paix : c'est ce que, en témoignant beaucoup de mauvaise humevu\ les ambassadeurs des princes suggérèrent aux pères. Ils se faisaient fort, d'ailleurs, d'obtenir la ratification de ceux des décrets du concile qui ne portaient atteinte ni à la dignité du pape, ni à l'autorité
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du saint-sièye. lui tlaulrcs k-niu-s. ils rééditaient les propositions d'Ku^èno IV '.
Aux remontrances d'ordre général tiiacun joig-nait ses doléances particulières. Si^isniond, qui, en Italie, a\ail tant néj^ocié, tant écrit, et qui, ayant alors terminé ses conférences avec le pape, sacheminait vers liâle, se trouvait mal payé de son tlévouement et de sa peine : il demandait qu'on eût au moins la politesse de l'attendre '.
Le jeune Henri VI, de plus belle, insistait pour le rétablissement du vote par « nations » et pour la suppression du serment qui impliquait la reconnaissance de tous les décrets : si on ne lui accordait pas cette double satisfaction, ses ambassadeurs renonceraient à se faire incorporer et se rapprocheraient de l'Angleterre -^
Charles VII témoi<^nait en faveur de l'union un zèle inusité, que seule peut expliquer la chute récente de la TremoïUe. On sait que la belle-mère du roi, Yolande, reine de Sicile, qui avait eu tant de part à l'enlèvement tragique du Grand chambellan, reprit, aussitôt après, possession du pouvoir^ ; mais on ignore qu'à peine la TremoïUe disparu, elle adressa au roi, tant en son
1. Bibl. Aufféliquc de Rome, ms. 118, loi. 1 12-1 i!», el Mansi. XXX. 617-621. J. Ilaller. II, 165. i7" : .Uo;ih;u. Co;icii., II, 410 ; ûeu(.s-c/ie Reichstagsaklen, XI, 57, 72, 74.
3. Démarche laite au nom du roi d"Ang:leterrc le 17 août, comme il résulte des renseignements tournis par les ambassadeurs bourguignons Bibl. nat.. ms. lat. 1518, fol. 19 r";. Cf. Mansi. XXX, S,-$6 ; XXXI, 1 10 et suiv. Lettre de Henri VI du 14 août à ses ambassadeurs : « ... Adhuc vos instare volumus et rogamus ; sciantes quod, sive sanctissimus Dominus noster eorum monitis, .i,x. dierum de quibus nostis elapso spacio, se conforniare decreveril, sive non, vos tamcn dicto Concilio nomine nostro incorporari volumus. Sed vetamus. nisi prius prefali juramenti rigore sublato libère una cum aliis incorporari poleritis. et quod non per depulaliones. sed pcr uationes procedatur in eodem. (Juod si juramenli ipsius preslacionem ipsos toUere \el per naci(mcs. utolim, noile procedere \ ideritis, volumus et \-obis mandamus quod, prolestacionibus congruis nostro. regnorum ac dominiorum subditorumque et ligeorum nostrorum nomine per vos discrète cmissis, ab ipso loco Basiliensi recedatis, apud Coloniam vel alibi, versus Angliaui, moraturi donec de nostra voluntalc aliter lucritis informât! . » Musée britann.. ms. Harley 826, fol. 4.S v».