Mnnum. ConciL, II
2. Ihid., p. 471 ; Deutsche Heichstagsnklen, XI, 68. — Dès le mois de septembre, à Venise, l'Empereur avait manifesté quelque inquiétude au sujet de la réalisation des promesses que lui avait faites Eugène IV [ihid., p. 06; cf. p. 70).
MOLLESSE DE SIGISIMOND 283
neut-c'li'O ù g-agner les fiiv()\ ûs de \'enise, récemment arrivés, et, si les pères avaioiil pour eux ci's compatriotes d'Ku^^ène IV, l'Empire et tous les princes se rallierauMil à eux '.
La, controverse réclamée eut lieu dés le lendemain. Trois heures durant, Cesarini démontra, textes en mains, le bon droit du concile. La dissolution tentée par Eug-ène IV était un scandale pire que la fuite de Jean XXIIl. Si des décrets aussi récents que ceux de Constance étaient violés avec une telle désinvolture, que serait-ce au bout de cent ans ? Une série de souverains pontifes détestables, que ne retiendrait aucun frein, que personne même n'os(Mait plus contredire, voilà ce que, dans l'avenir, entrevoyait le léi;at, et il rejetait la responsabilité de ce désastre de la religion sur les piinces c[ui actuellement soutenaient Eug'ène IV. Tenant ouvert devant lui le recueil des décrets du concile, il entreprit de prouver qu'aucun n'était à supprimer ; il soutint même ([u'aucun ne s'attaquait au pape, que tous étaient en .sa faveur, pourvu qu'il eût le dessein de faire son salut. D'adhésion pure et simple, il n'était pas question dans les bulles du mois d'août, mais d'une adhésion conditionnelle et injurieuse, fondée sur riivpothèse que le concile aurait empiété sur l'autorité du saint-sièf^e et excédé son droit. Pouvait-on soutenir que le pape adhérât au concile, quand il enlevait une abbaye au cardinal de Lusi<<nan ~ et dépouillait de ses bénétices le cardinal Casanova pour le seul crime d'avoir fait adhésion eux-mêmes à ce .s^-node 3?