Moniim. Concil., II. i7.3-J7j
2. Ceslce quavaioul dit, la veille, en présence de lEnipereur. les familiers du cardinal. — Par procuration en date du 8 juillet I 1:52, le roi de Chypre avait eliaruc le cardinal de Lusijrnan de le représenter auprès du pape et du concile. Ia' cardinal. i)ar acte daté de Naples, le 20 mars 1 l:i:<, transféra ce pouvoir à deux des pères de Hàle, (îuillaiime lirillel, évé((ue de Uennes, et Hertrand de Cadoène, évèque dUzès Hibl. Laurentienne, ms. Slroz/.i M. fol. 73 v : Bibl. Xnl.. ms. lat. ^'at. llsl, fol. 117 r".
3. Le fait est ccmfirmé. en ce qui concerne Casanova, par une lettre écrite. d'Avi^rnon, le 2 octobre [I i33] : « Dominus cartlinalis S. Sixti. O. P.. est .lanne et venit versus Avinionem. Privatus est beneficiis suis, et vult manere cum d.-mino cardinal! de Fuxn in Palatio : sic scripxil manu propria, snpplicando liuinililer qnalenus illum velit liaiiere recommissum apud sanctissimum dominum noslrum
âSi i.A viCToiiii; m concilk
Enfin Cesarini fil l'usag'e \c moins discrot diin document connu à Bàle avant même les bulles du mois d'août, mais dont il eût jni se donner la peine de vérilier lautlienticilé avant d'en flétrir si durement les tendances « hétérodoxes », je veux parler de la fameuse encyclique Dcus novil. (Comment une copie du projet d'Antoine de Roseili parvint-elle à l^àle le 10 octobre ? D'où vient que, dès le lendemain, la députa tion de la Foi en avait })ris connaissance et, fort émue, demandait cpi'on en donnât lecture en assemblée g'énérale, devant ri^]mpereur, tandis qu'une commission serait chargée d'en rechercher la provenance. On assurait que des exemplaires en avaient été déjà transmis à certains princes. A la lecture de cette pièce, Nicolas Tudesclii, disait-on, avait refusé d'assumer de nouveau la charge de nonce et, de Constance, où il se trouvait, venait de repartir pour l'Italie, déclarant qu'il devenait impossible de soutenir le pape plus long-temps ^ ; et l'on ne se demandait pas si les manœuvres du roi d'Aragon n'avaient point, plus que le spectacle de l'intransig-eance romaine, contribué à détacher du service d'Eugène IV l'ambitieux canoniste '-. Aux yeux de (]esarini, cette bulle « empoison- « née » contenait tant d'hérésies que le concile ne pouvait pas s'en désintéresser: il fallait qu'Eug-ène IV fvit interrogé sur sa foi. Et, remarquait insidieusement le légat, cette pièce prétend noter d'hérésie les pères et tous leurs adhérents, par conséquent, jusqvi'k l'Pmipereur, jusqu'aux princes si nombreux — il se plaisait à les énumérer — qui sont intervenus en faveur du synode ou lui ont simplement donné le titre de « concile ». Insisterait-on encore pour que de nouvelles démarches fussent faites auprès d'un pape
Papani. » Bibl. Laiipenlienne. plut. xvi. ms. 13, fol. iOfi v'\'' Casanova avait été dépouillé notamment de son église de Girnne. Cf. .T. Haller, II, 190, 508; Deutsche Reichstagsakten, XI, 60.