Cf. Buonincontro, col
•2. FI. Biondo. p. 17.3, i75, 176 ; N. tk-Ua Tuccia. p. l.'ÎO;,!. Simnncta. col. 225: Cron. di Bolofina Mural., t. XVIII), col. 018; Xei-i Cappnai. col. I Iso ; Nerii Cnpponii vUa, coi. 192. Rinaldi, IX, 157. CI". II. de TÉpinois, Le gouverne ment des papes et les révolutions dans les Étals de VÉgUse ;Paris. 1865, in-S"), p. 108, 109 ; GreKororius, VII, 17: \. (iianandrea. Délia signoria di Fr. Sforza nella Marra Arcli.slnr. /,')m/),irc/o, VIII. issi. p. 71.72 : G. Henadducci. /)e//,i signoria di Fr. Sforza nella Marca e peciiliarmente in Tolpiilino Toleiiliiio. 1S92, i.i-8" . p. 17.
LA MAUClli; CU.Nnl ISi: l'Ail SToK/A 301
pourrait étendre ses opérations : conl'ormément à te mol d ordre, il aecourait, mettant ses troupes, son épée. sa personne, au service des poi)ulations ; il s'engajifeait même à ne les abandonner jamais. « Cong-édiez. ajoutait-il. les ofliciers du papt'. Cessez de .. lui paver aucune taxe, de lui rendre aucune obéissance. Sinon, .. il sera procédé contre vous, et, pour toute somme versée dans i< la caisse du saint-siège, il vous sera réclame'' le double '. »
C^e la nji^age parut convaincant. La ^ ille deMacerata, à laquelle il était tenu le 7 décembre, se .soumit le 12. Il en fut de même de Cinjj;oli, de San Severino, de Montesanto, de Gorinaldo. de Mondavio, de toutes les petites places des territoires de Jesi et de Sinigaglia. Seul Montolmo aujourd'hui Pausola) .se laissa prendre d'assaut, et fut pillé inexorablement. Fermo, deux jours après, se décidait à traiter. Le capitaine Acquaviva, unique espoir du gouverneur, abandonna lui-même ses troupes pour se jeter dans le premier navire rencontré sur la côte. La ville de Recanati, à son tour, se révolta, livrant au vainqueur le mobilier et l'écurie de son évêque, ^'itelleschi : exemple bientôt suivi par Sanseverino et Montecosaro. Trois semaines après son l'utrée dans la Marche, François Sforza était paisible possesseur de cette province ecclésiastique -'.
11 s'était donné aussi comme lieutenant général du duc de Milan, et avait répandu des copies de la lettre du concile, que j'ai citée plus haut, d'où semblait résulter que Philippe-Marie jouissait réellement de l'autorité de vicaire du concile et de l'Église dans l'Italie centrale ^
1. Li'tlre de Sforza aux liabitants de MaceraLa datée du camp devant .lesi, le 7 décenibiv 1 13.Î 1*. (.^omi^afinoiii. Lu Hetjin l'icenu overo Je' presiili ilellu Marctt. Macerata, 1001, iii-lol., j). '{21 .
2. ri. Biondo p. 176 assigne à cette conquête la dui-éo do onze juurs. et .1. Simonota col. 22ô la durée de cfuinze jours : mais le hioiriaphe de François Stnr/a Mui'atori, XX. 1031 compte vin^t-deux Jkuis au bout desquels il ne restait plus à scumettre que la ville de Camerino. Cf. G. V'aleri, Delln sUpioria di Fr. Sforza nellii Murcu (Archiv. slor. lomhardri, XI, IS84), p. 38; .\. Gianandrca. o/i. cil. ibifi.. XII. 1885), p. 36. 10: G. Benadducci.op. cit., p. 17-19.
3. FI. Biondo. p. 176: N. délia Tuccia. p. 131: Cron. dcl O'r.ic/.in/. p. 377 : .1.
'M)'2 i.A vK.rniKi: i>i conçu, !•;
C'est égalemenl an nom du même })soudo-vicaire, et avec une partie de ses troupes, cpie Ta^liano da Forlî cl Anlonello de Sienne tentèrent, vers ce moment, un coup de main sur Forli. Ils s'avancèrent, dit-on, avec Jacques de Lonato. jus(|ue dans le duché de Spolète '.
Arrêtons-nous ici. La suite de ces opérations trouvera place dans le récit des événements de li34. Quil nous suflisc d'imas^iner Tétat d'anj^oisse auquel se trouvait réduit le pape vers la mi-décend)re. A chaque moment lui parvenaient des nouvelles désastreuses. De (juelque côté qu'il se tournât, vers le Patrimoine, vers la Marche, vers l'Ombrie, ou même s'il promenait simplement ses reo^ards autour de Rome, partout il assistait à l'eU'ondrement de son pouvoir. Les Bàlois, ou du moins ceux qui se présentaient en leur nom, le relançaient jusque dans ses derniers retranchements. Toutes les puissances, même sa patrie, s'unissaient contre lui. 11 n'était pas jusqu'à ses cardinaux les plus fidèles qui, démoralisés, ne menayassent, dit-on, de l'abandonner s'il ne cédait pas sur tous les points.
Il céda (14 décembre 1433) '.
On est tenté de croire, comme plusieurs de ses contemporains, que la nouvelle bulle Dudiim sacrum expédiée le lendemain,
Sinioneta, col. 225; G. Morclii Delizie deyli erudili Toscani, XlX, H3) ; P.Compagnoni, o/j. cil., p. 325,326. Délibération du sénat de Venise du |18 décembre 1133 (Deutsche Eeichstiirfsaklen. XI. 157, 310;. Lettres de Sigismond des 20 et 21 décembre (t7)(J.. p. 123, "l25, 160.
1. Chron. Forlivesi (Murât., XIX, 9f)Q); Cronaclie Forlivesi di Leone CoheUi (Bologne, 1877, in-fol.), p. 178. Cf. des lettres du pape au doge de Venise
Rinaldi, IX, 157;i et à rEmpcrour 'Deatxche neichxtnçfsakteru XI. 161 .