‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 199 sur 257 · Monum. Concil., II · texte numérisé non relu

Monum. Concil., II

3. Modiis procedendi in Concilio ms. 198- de Douai, loi. 151 v"-15.3 v; Mansi, XXIX. 377 ; Monum. ConciL, II. 260, 272 .

i. Ces discussions sur la(|ualité dessuppotset surla touto-puissancc ilu nomhi-c étaient, à Bàle, «le pain ijuotidien d, suivant l'expression de Jean de Séjcovie. Parmi ceux qui revendiquèrent le plus obstinément le droit des prélats, il nomme le cardinal Cervantes, lévèquc de Cuencaet lui-même. Il cite une décision importante prise en l'absence de tout cardinal, de tout prélat, de tout abbé, de tout maître en théolofrie De m.iffna aucloritate episcoporuin; passagre reproduit i)ar .1. llaller, I, îO, note 4 .

5. C. Fea, Ptus //, ponlif. max.. a caluniniis vindicatus Home. 1823, in-S" , p.

6. E. Cecconi, Sludi storici sul concilio di Firenze. p. i>xi i\.

314 LA TRftVK IINTRK I.K I'AIM: P.T LE CONT.ILE

l)àlois lui-même auraient olïerl au monde un spectacle des plus édiiiants '. Point de vêtements rouges ni verts, point de manches pendantes, point de l'ounuirs ni de hai^ues, ni de ceintures d'or ou d'argent, ni de luxe d'aucune soi'te ; une table frugale, assaisonnée de lectures pieuses. La suite des prélats devait être pi'u nombreuse. Si leurs serviteurs étaient dans les ordres, ils devaient prendre l'habit de clercs et non porter la livrée décuyers, de toutes façons, renoncer aux vêtements partis, ainsi qu'à l'habitude de promener des oiseaux, de circuler la nuit, d'amener chez eux des lilles. Pour les prêtres, l'obligation de célébrer souvent la messe était jointe à celles, qui s'imposaient à tous, de se confesser fréquemment, déjeuner une fois la semaine et de faire l'aumône. Durant les offices, on ])roscri\ait les conversations, en tout temps, les propos querelleurs et les paroles malsonnantes. Il était défendu de fréquenter les spectacles, les danses, les tournois, les jeux; on av;dt la ressource de suivre un cours de droit canon '-. Je ne parle pas des avertissements et des menaces adressés aux clercs concubinaires ''. Comme des prêtres de Bàle alléguaient leur pauvreté qui les empêchait, disaient-ils, de se procurer des servants de messe, on leur répliqua crûment que beaucoup d'entre eux trouvaient bien de quoi entretenir des servantes pour les assister de jour et de nuit '*.

En dépit de cette sévérité, les pères et les gens de leur suite fournirent sans doute quelques nouvelles preuves de la fragilité humaine. En tout cas, quand les Tchèques vinrent à Bàle, ils furent scandalisés de voir un cardinal faire son entrée précédé de douze nulles caparaçonnées de rouge et de constater que d'autres membres du sacré collège faisaient porter la queue de leur robe dans les rues ■'.

1. Modus Vivendi in Concilia Bih\. nat., ms. lut. J575, loi. 19i; Aniplisx. collect., VIII, 242); Avisumenln (le reffiniine supposiloi'iun Concilii (Motiiim. ConciL, II» 268). Cf. ihid., p. 219-224. etl.'l. p. 115: .1. lialler. II. 224.2;5t); III, Hi.

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