‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 198 sur 257 · Moriiim. Co/ici'/., II · texte numérisé non relu

Moriiim. Co/ici'/., II

COMPOSITION ni" CONCILE 313

uu etl'et temporaire ; U's Douze se montrèrent, par moments, plus sévères '. Toutefois, de ces rè<^lements, il en lut comme de tant d'autres: les ecclésiastiques de secontl ordre étaient toujours les plus nombreux à accourir, les plus fidèles à demeurer-. Le moven de les écarter (juand ils exhibaient une procuration ou simplement une recommandation de quelque prélat, de quelque église? Au moment décisif, il se trouvait toujours une âme compatissante pour rappeler que les lumières d'un humble tonsuré l'emportent parfois sur celles d'un riche dig-nitaire. Toutes les décisions étant prises, d'abord dans chacjue '( députation » et ensuite dans les assemblées j^énérales, à la majorité des voix ^, on conçoit à quel point lintluence des prélats fut annihilée par celle des membres du bas clergé ^. Nombre de fois, parini les pères qui firent la loi au monde chrétien, on put constater la présence de ces cuisiniers, de ces jialefreniers dont le souvenir ég'ayait plus tard .'Eneas Sylvius •', ou encore de ces copistes, de ces relitfieux vag-abonds, de ces familiers dont parle une note du saint-siège, qui, le soir, dépouillaient la robe longue pour servir à table ou s'acquitter envers leurs maîtres d'autres devoirs de domesticité ^.

S'il n'avait dépendu que de Cesarini, et si les belles règles tracées au début, en partie sous son inspiration, avaient été observées strictement, la foule cléricale rassemblée à Bàle et le clergé

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