Décret de la troisième session (26 mars
PRÉCAUTIONS l'ItlSKS PAR LE l'APK il
poiitilV'. (If IViippcr li's ojjposants, (iinvo(iuor au l)esoin le secours lu bras sfciilicr. de IraiisIV-rt'i-. comiiu' nu Vu vu. cl aussi de proroo-er,do dissoudic le toucilc : Mailiii \ jti(unottaitsa ratification. Ces formules sont cloipieules. i^llcs prouvent la volonté du pape de demeurer. i)ar ses représentants, le chef a^MSsant et diri^^eant (le l'asseinhK'H-. Plus tard, un avocat du saint-sièj^^e en pourra tirer arj^unient, en faisant remarquer que Martin V ne ju<;eait pas que rien fût chan-é dans la constitution de l'K^lise et ne se croyait point, en vertu des décrets de Constance, plus subordonné aux conciles c{ue ne l'avaient été ses prédécesseurs ' .
Il .semblait, d'ailleurs, (pie Martin V se souvînt d'un des con- .seils du cardinal de Saluées : il se tenait prudemment à l'écart. Des empêchements multiples s'opposaient, paraît-il, à son déplacement, quelque désir qu'il eut de présider en personne. Il explic[uait de façon semblable l'absence des cardinaux.
Réforme du clergé, réunion de l'Église grecque, pacification de l'Europe, défense des libertés de l'Église, condamnation des hérésies, telles étaient les grandes œuvres qu'il inscrivait luimême au programme de l'assemblée.
Des quatre légats, trois furcntexacts au rende/.-vous de Pavie. C'étaient un no])le vénitien, ancien notaire apostolique, Pierre Donato. archevêque de Crète ', Jacques de Camplo, évêque de Spolète, ancien auditeur des causes du sacré Palais 3, et Léonard
1. Niooliis (le Cuos Mnnnm . Concil.. Ul. 1112. Cf. Hodi-i^nic Sancluv. ilAivvalo. Dinloiji <lc rcini'diis srisinulis Hibl. Val., nis. lat. Vat. 1002, f" 33 r" .
•2. Ui;h('lli. Il:ili;i sucra, X. IT).") ; Eiit)cl. Uierarihiii cnth. mcilii :evi. I. loi.
3. Ujrlu'lli. 1. 3'."H. 11 ',<,». 1-J07; Eubcl. I, 11 1. 48ti : linllia ihrisl.. I. OOH; Miuuiin. Concil.. I, 11. — (»ii rappelle aussi parfois Jacques de Turcifi ou de Turdi.t. Ne pas le confondre avec .Jacques de lîriciisnu /?nccà', évêque d'Aquino. li-ansféro à Spolète le 7 juillet 1 121.
10 MARTIN V ET I,K CO.NCll.i: l»K SIKNNE
di Slagio Dali, général des Dominicains ' ; ces deux derniers, comme délég-ués de la « nation italienne », avaient fij^uré naji^uère au conclave de (Constance et participé à l'élection de Martin V. Le ({uatrième légat rejoignit ses collègues plus tard : c'était \n\ ancien conseiller du précédent duc de Milan, Pierre, abbé de Rosazzo, fils du comte Filijtpino Emili, de Brescia ; il devait à la faveur et à la (piasi-adoption du pape le privilège de porter le nom de Golonna -.
Les trois premiers légats ouvrirent le nouveau concile le 23 avril 1 123, c'est-à-dire, à un jour près, cinq ans aj)rès la clôture de celui de Constance •^. Il faut au moins reconnaître au pape le mérite de la ponctualité.
Les débuts d'un concile sont toujours languissants. Craignant de gaspiller leur argent et leur temps, les prélats remettent de semaine en semaine leur départ, afin de n'arriver au lieu du rendez-vous qu'au moment précis où s'ouvrent les débats intéressants. C'est ainsi que les légats ne trouvèrent à Pavie que deux abbés bourguignons. Si Jean de Raguse y fait figurer, le jour de l'ouverture, de nombreux évêques, abbés, docteurs, etc., de diverses nations, c'est peut-être que cet historien est enclin à l'exagération ; c'est aussi que les légats durent, pour la circonstance, réquisitionner un certain nombre d'ecclésiastiques du voisinage^. Notons pourtant, dès l'origine, la présence à Pavie de l'évêque de Posen et celle de Jean de Raguse lui-même, qui n'était pas si mal qu'il dit dans l'esprit de Martin V, puisque le pape l'avait chargé du discours d'ouverture '.