‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 19 sur 257 · Hiiiiildi. \I11. Jiil · texte numérisé non relu

Hiiiiildi. \I11. Jiil

•2. Moniiin. Coacil., I, 8. — La bulle cloiinaiil pouvoir aux nonces de li-ansféivr. de proi'Of.'ei- el de dissoudre le concile Uinaldi, NUI, JG3; Mansi. XXIX. h i-sl datée du :!:J lévrier 1 t2;5, oc/.u'o k.ilciuliis innrlii. mais vise la bulle de nomination lies nonces, qui. par conséquent, lui est antérieure. Or, celle-ci est datée, dans r<juvraf;e de Jean de Uaguse, du 2.j mars 11:>.{, oclavo kalendas iii>rilis. Il fauinécessairement qu'une de ces deux dates soit fausse. Le plus probable est que Jean de lla^use aura substitué par méj,'arde ,i/;r/7(.s à mnriii, et que les deux bulles sont 1 une et l'antre ilu 22 février.

8 MARTIN V Kl' LK CONÇU. K DH SIENNF,

pape do présider, reçurent aussi le pouvoirde trausférerle concile en une autre ville d'Italie, si les circonstances l'exigeaient. Toujours même préoccupation d'échapper au contact de Philippe- Marie !

Notons, d'ailleurs, ce droit revendiqué par le pape de transférer ou de faire transférer à son gré un concile déjà commencé. C'est un j)()int autour duquel se livreront plus tard de grandes batailles. On criera à la violation du décret Frequens, et cette manière de voir sera adoptée même par des avocats de la souveraineté pontificale, bien aises de prouver que Martin V s'était affranchi des obligations résultant d'un décret du concile de Constance'. Pourtant le décret Freqiiens n'envisage que le cas où le lieu de réunion serait changé d'avance : il exige que ce changement, imposé par les circonstances et approuvé par les deux tiers au moins des cardinaux, ait lieu un an avant l'époque fixée primitivement pour l'ouverture du synode. C'est le cas qui se serait produit si, par exemple, Martin V, sous l'empire de ses répugnances, eût décidé, entre les années 1418 et 1422, que le futur concile s'assemblerait en une ville autre que Pavie. Bien différent était le fait de transférer le concile une fois assemblé. A cet égard, on ne pouvait guère opposer à la prétention du pape que l'esprit général des décrets de Constance, notamment de celui qui déniait à JeanXXlIl le droit de transférer l'assemblée ~. Mais Martin V eût répondu que c'était là une mesure de circonstance, n'engageant point l'avenir. Nous reviendrons plus d'une fois sur cette controverse ; les conséquences en furent terribles.

Elle n'était point née encore en 1423 : les bulles du 22 février semblent avoir passé sans soulever d'objection.

Ces bulles attribuaient pourtant aux quatre légats le pouvoir, non seulement de présider et de faire des motions, mais de prendre des décisions, de rendre des jugements au nom du souverain

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