‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 219 sur 257 · Monum. C'onttV., II · texte numérisé non relu

Monum. C'onttV., II

3. Arch. du Vat.. Reçf. 370, fol. 124 r" : ailleurs {Reff. 366, fol. 55 v). cette nomination est datée du 26 juin. Cf. Annal. Jionon. (Murât.. XXIII. 875).

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ce même neveu du pape (|ui ;ivait l'clioui-, comme on sait, dans le Comlat-Venaissin. Son succès en Homaji^ne ne fui pas de lonjj^ue durée. Pour se défendre contre les Canedoli, cherchal-il. comme on l'a dit, ainsi que l'avait d(\jà tenté son prédécesseur, il introduire dans Holoji^ne le capitaine vénitien Gattamelata ? Et cette maniL'Uvre excita-t-elle le mécontentement populaire ' ?" En tcut cas, dans la nuit du 21'^ ou du 22 mai 1 i3i ', au moment où venait d'éclater la révolution ronutine, le palais de Condolmario futenvahi. l'on se rendit maître de sa personne ; un g-ouvernement républicain fut institué- ', comme à Uome, et, là aussi, un neveu du pape demeura prisonnier des révolutionnaires. Les Canedoli n'avaient pu accom[)lir ce coup de main, ou ne purent en tirer parti, qu'avec l'aide dune troupe de 2(1(1 chevaux empruntée à la g^arnison milanaise d Imola '.

Dans les dernières semaines du mois de juillet, les pères de Bàle se décidèrent entin à faire partir pour l'Italie deux commissaires, François Marerio, évèque de Hrescia, et Pierre dal Monte, docteur en droit, charjj^és de négocier la libération des deux Condolmario, le cardinal François, à Rome, l'archevêque Marc, à Bologne. En même temps, les cardinaux Albergati et Cervantes devaient se rendre à Florence avec mission de travailler à la pacification de la péninsule, mais aussi de sceller l'accord avec le pape et de veiller à l'observation des décrets du concile *'. Il est

1 . P. Vizani. Dieci libri délia. hisloria,p. 335 ; Annal. Bonon., loc. cit.

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