‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 220 sur 257 · Cronica di Boloçjna (Murât.. XVIII, 566i · texte numérisé non relu

Cronica di Boloçjna (Murât.. XVIII, 566i

3. Nicoln Seccadinari, Ilisforia di Bologna Bibl. universitaire de lîoloffiic, ms. i^V). G. MorcWi (Delizic d. eriid. Tnscani. XIX, 1 1. S) fournit la date, évidemment l'ausse, du i janvier 1 é3É.

4. Cattanio Cattani (Croniche délia cilUi di Boloffna, Bibl. universitaire de Hoinpne, nis. 12!». fol. JS v" mentionne sous la date du !• .juin rinstitiilinn des Dix de la Balio.

b. P. Vi/ani. p. 337. Cf. Cronica di Boloffiia, col. 6»9, 650; Neri Capponi, col. 1181: .1. Simonela. col. 233; Sanudo Murât.. X.\I1. 1035 : « E tufto qucsto fu opéra del duca Filippo di Milano. ■>

6. On leur remit un f;rand nombre de lettres pour les princes, les villes, les chefs de troupes : ils devaient cmi)orter de pleins pouvoirs pour réconcilier les Romains avec le pape, replacer sous la domination de lÉg-lise les provinces conquises ou révoltées. |)arilonncr tous excès, crimes de lèse-majesté, etc. .\ti>iium. ConciL. 11, 712, 721 : J. Ualler. 111. 145, 149, 150, 154, 158 .

3o6 LA TiiÈvr: entue le i-ai'E et le conçu, e

permis d'ajouter qu'en éloignant Alborj^ali les pères n'étaient peut-être pas fâchés d'échapper au contrôle du plus indépendant, du plus courageux, du plus gênant de leurs présidents '.

Cependant, avant qu'aucun de ces légats ou commissaires se mît en route, la cause de la révolution fut audacieusement plaidée à Bàle par un ambassadeur du peuple romain, le chancelier Porcello. Il rendit la détestable politique d'Kugène IV uniquement responsable des guerres et des ruines qui avaient amené ce qu'il appelait élégamment la « soustraction d'obédience <■> des Romains. Afin de se concilier plus sûrement les pères, il déclara ses concitoyens prêts à leur obéir et à leur venir en aide : de fait, peu de jours auparavant, la ville de Rome avait été incorporée au concile en vertu d'une procuration remise aux cardinaux Cesarini et Gapranica '2. Deux des représentants du saintsiège cherchèrent bien à justifier le pape, rappelèrent l'injurieuse surveillance exercée sur lui au Trastévère, se plaignirent de la longue captivité du cardinal-camerlingue. Porcello eut l'audace de répondre qu'il fallait bien obliger François Gondolmario à rendre compte de son administration et obtenir restitution de places et de terres appartenant au peuple. L'orgueilleuse assurance de ces délégués romains est attestée par un témoin ^ : (' On eût dit qu'ils venaient d'expulser Tarquin le Superbe, tant (( ils exaltaient leur vaillance, tant ils se vantaient de posséder <( encore des Brutus, des Caton,des MuciusScœvola et des Hora- <( tius Codes ! » Le plus étrange est qu'il se trouva au moins un cardinal, Gapranica, pour donner tort au pape dans cette circonstance. A Bâle, c'est Eugène IV qui semblait être l'accusé ;

1. Dès le Li août, Ambroise Traversari avait fait part de ses soupçons au pape à cet égard ; il constatait en même temps le retour en Italie d'un autre président, Louis iîiu-bo {Ambrosii Traversuril latin.T epislolœ, éd. L. Mehus, Florence. 1709, in-fol., col. 22); celui-ciavait quitté Bàle, en effet, le 12 juillet ;J. Hailer, III, Li8).

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