‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 222 sur 257 · V. i)luH haut, p · texte numérisé non relu

V. i)luH haut, p

3. Cronicn di liolounit, col. 650, 651. — X. ilflla Tuccia (p. 145 évalue à 7.000 i-lic\ aux le nombie des troupes milanaises (pii avaient envahi le Holonais.

1. La nomination de Vitelleschi comme gouverneur de Holoj^ne et de la Homaf,'ne est datée de Florence, le 9 juillet 1 13i: en même temps, le pape lui confia la juiidiction spirituelle dans la Romajîne, le diocèse de Ferrare et l'archevècliéde Mavennc Arch. du Vat., Ke;/. 373, fol. 13 v, 25 r"). S'il fallait en croire la chronique inédite de Cattanio Cattani Hibl. universitaire de Bologne, ms. 129, fol. 19 r" , A'itclleschi serait arrivé à Bologne, à la Ictc d'une ambassade ponliliiale. le 26 juillet I i31 ; mais peut-être le chroniqueur a-t-il confondu lévcque de Beeanati avec larchevéciue de Spalato, Barlhéleniy Zabarella. dont l'envoi est relaté par P. Vizani p. 337 , et dont j'ai retrouvé un mandement daté du 6 août 1 i31 : l'archevêque s'y qualifie de •< lieutenant apostolique » (Arch. d'Ktatde Bologne, Archivio delComiine, Uhro Fnniini. fol. 23 V). Quoi qu'il en soit, la nomination de Vitelleschi était mal vue des Bolonais : dans une lettre du li août, Ambroise Traversari e.\priniait la crainte que la ville ne tombât au pouvoir du \'isconli (Hfiislohe. éd. Mehus, col. 21 : cf. col. 24).

338 LA IKÊVE ENTRL LE l'Al'i: HT LE CONCILE

eux, plusieurs des chefs, notammenl Piolro Giampaolo Orsini et Nicolas de Tolentino. Un contemporain estime qu'il n'échai>pa point 1000 hommes de tonte la cavalerie pontilicale. Déjà Ton se demandait si la républicpie florentine, qui donnait l'hospitalité à Eugène IV, ne serait pas bientôt forcée de subir les lois du Visconti '.

Philippe-Marie pourtant osait, dos le surlendemain, adresser au concile un Indletin de victoire, dans lequel se lisaient ces mots : « Comme ma prospérité est aussi la vôtre et celle de la (( sainte Église de Dieu, je dois vous faire participer à tout ce (( qui marriA^e d'heureux '-. »

Le rapide messager porteur de cette lettre trouva le concile en joie : on venait de recevoir de bonnes nouvelles des conférences poursuivies à Prague avec les Tchèques, et le cardinal Branda proposait de célébrer ce succès par une procession. 11 fallut qu'un des nonces, l'archevêque de Tarente, fît remarquer l'inconvenance qu'il y aurait à se réjouir ostensiblement le jour où l'on apprenait le désastre de l'armée pontificale. Une procession n'aurait-elle pas été mieux à sa place quand on avait reçu la nouvelle de la délivrance du pape'^? En tout cas, si l'on obtint du concile qu'il fît trêve à sa joie triomphante, ou ne pouvait lui demander de beaucoup s'apitoyer sur le sort des armées d'Eu- "•ène IV, ni surtout de témoigner le moindre ressentiment au vainqueur des troupes papalines ^.

A quelque temps de là, les pères entendirent encore un envoyé

1. Cronica di Bologna, col. 651 ; Buonincontro, col. 142; Sanudo (Muratori, t. XXII), col. 1036; N. délia Tuccia, p. 145; Neri Capponi, col. 1181 ; Po^gio (Muratori, t. XX), col. .384 : .T. Simoneta, col. 233: .\retino (Muratori, t. XIX), col. 937 ; Flavio Biondo, déc. III, lib. vi, p. 4S.S.

2. Ms. 1982 de Douai, fol. 357 r° ; Am/)/is.s. collect., VIII, 737. Cl". Monam .

Concil., 11,751.

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