Ihid.; Concil. Basil., V
4. A lafin de l'année 1431, Piccinino s'engage envers Philippe-Marie à s'emparer de toutes les places du territoire bolonais occupées au nom du pape par les Vénitiens. Les pluies seules contrarient cette brillante campagne, qui recommence au printemps de 1435 [Cronica di Boloçfna. col. 653; P. Vi/.ani, p. 337;.
rOMPLIClTÉ Dl DUC DE MILAN 3o0
des Romains, dont la lactique, semblable à celle de Porcello, fut de prendre violemment à parti le saint-siè<^e. Il s'éleva contre le pape avec si peu de ménaj^ements (pie 1 archevêque de Tours, peu suspect de complaisance pour Kuj^ène IV, dut pourtant rappeler 1 orateur aux règ-les de la charité '. Il n'est pas sûr que le concile eût écouté si patiemment cet audacieux réquisitoire s'il eût su (ce au il n apprit que six jours plus tardj - la manière dont on traitait, à Home, ses propres commissaires.
L'évéque de lirescia et Pierre dal Monte, arrivés troj) tard en Italie pour contribuer à la libération de Marc Gondolmario ', avaient tâché de s'employer du moins à la délivrance du camerlinf|;-ue. Ils s'étaient heurtés, d'une part, à l'outrecuidance des Romains, qui, en échange du camerling-ue, réclamèrent d'abord la délivrance des prisonniers de Ralthazar d'Offida, la remise du Château-Saint- Ang-e et peut-être même celle d'Ostie et de Cività N'ecchia '•, d autre part, à la ferme résolution du pape, qui, revenu à un juste sentiment de ses devoirs, préférait voir périr son neveu dans les fers plutôt que de sacrifier ses dernières citadelles'. Cependant, après diverses allées et venues'', l'évéque et le docteur quittaient Rome, une dernière fois, pour s'en aller soumettre au pape et au concile des préliminaires de paix, quand, vers le troisième milliaire, un certain Barthélémy de Gualdo, homme d'armes à la solde de la républicjue, les arrêta pour les conduire en prison dans une forteresse ^. Ce guet-apens
1. 30 octobre 1 i3i {Monuin. Concil.. II. 767: Cnncil. Basil.. III. 239: V. 106 .