‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 229 sur 257 · RinaUli. IX · texte numérisé non relu

RinaUli. IX

3. (. Uctulit nobisdilectus filius Jacobinus de Rubcis. coUector reirm Poloine.

qiiod venei-abilis IVater nostcr episcopus .Xlbin^-aiiensis, thesaurarius. ut di.\il,

saci-i Cnnoilii Hasiliensis. fccit ipsum Jacobinum rcquiri et citari ad responden-

dum sihidf Iructibus dicte colleetorie. Quod cum ipse recusaret facerc. ipsum

fecit excommunicari, ctiam ad privât ioneiii beiielii ionim contra cum procedens

Vidente? ifiitur lioc esse indiKinim ut nostri coUecturcs aliis quam noljis de rébus

sil)i commissis teneantur reddere rationem. ac ferentes indigne quod ipse épis

copus couctm- discidiorum scniina intei- nos et Concilium qucrere et ea tentarê

que ipse novit minime ad eum spectare, volumus ut prudentia vcstra det ope-

i-am. prout fuerit oportunum. ut ipse Jacobus super hoc non molestetur. et (piod

ipsiùs cpiscopi processus et sententie contra cum tidlantur. ila ut' ipse collector

possit e.xcrcere oflicium per nos sibi commissum absque inipedimento. inliibend<i

etiam et mandando ipsi episcopo ne tam contra ipsum Jacobum (juam contra

alios nostros collectorcs aliquid attcntarc andeat. et. si quid jam presumpsil.

revocet. nec se de illis amplius intromittat. Ximis enim proterve se gerit. et ila

ut det nobis materiam non obliviscendi opcium suorum. » .\rcli. du ^at.. Ref/.

Hô'i, fol. 270 V '. — Toute la dernière partie de ce bref, à partir de •< inhibendo ».

manque dans une autre copie, qui se trouve au fol. 271 v". Cf. d'autres lettres, du

20 octobre li3i. par lesquelles le pape renvoie le même collecteur en Polojrne et

le recommande au mi Wladislas. à lempercur Si^rismond. à lévcque de Cracovie

ihiiL. fnj. 27} v°. 275 r").

;. Mansi. XXIX. i:59.

368 i.A TuÈvK KMiti; i,i: i'Api: kt i.k concim:

les pères pour attirer Targ-ent à eux, abus si criant, paraît-il, que plusieurs souverains ne voulaient point le tolérer dans leurs états K

Eug^ène avait exhorté les pères à concentrer leurs efforts sur les trois œuvres qui faisaient l'objet réel de leur mission, la pacification, la réforme et l'union : mais il régnait à Bàle un esprit si particulier que ces œuvres elles-mêmes, comme on va le voir, ne purent être abordées sans que mainte atteinte fût portée aux prérog-atives du saint-siège.

Ainsi la pacification : rien de plus lég^itime ni dé plus louable que les démarches du concile, dès 1432, pour mettre un terme aux guerres qui désolaient la France. Il s'était contenté d'abord d'exhortations '^ et de l'envoi de délég-ués aux conférences de Semur et d'Auxerre '. Plus tard, quand, saisi d'émulation à la vue des continuels efforts de la papauté, il voulut être avissi représenté dans les négociations par un prince de l'Eglise et fixa son choix sur le cardinal de Lusignan ', le désir d'assurer à cet ambassadeur une situation au moins égale à celle d'Albergati, envoyé de nouveau par Eugène IV en France, le porta à conférer à Lusignan le titre et les pouvoirs de légat a latere. Jamais

1. Rinaldi, IX, 2U4, 207. — Alphonse V d'Aragon, en effet, par lettre datée de Girgenti, le 23 avril 1531, refusa délaisser percevoir dans ses états les droits apostoliques au profit du concile (nis. 19S- de Douai, fol. 359 r" ; J. AmetUer y VinyasetJ. CoUell, Alf'onso V de Arayùn en Italia, I, 419-420). Il ne manqua pas, d'ailleurs, de faire valoir ce refus auprès du pape. Le concile aurait voulu instituer des collecteurs dans ses états, pour y percevoir les revenus de la Chambre apostolique et y lever des subsides: le roi n'avait autorisé qu'une levée exceptionnelle de 5.000 florins {ibid., p. 429). Cf. un mémoire rédigé, en 1437, à l'intention du roi d'Angleterre : " Item, quod sapit speciem furti et rapine, pecunias in niultis partibus débitas Camcre aposlolice. .. collcgerunt et exegerinit. facicntes aquietancias pro multo minori summa quam esset débita Scdi apostolice. Fecerunt collectorem in Hiliernia quendam magistrum llenricum Ilerman, cujus huilas pretensas manibus meis palpavi, qui tamen non fuit ausus exercere ibi illud ofiicium sine licencia regia, et ita bullas, ut credo, deposuit pênes dominum Rofensem modernum. » (Bibl. Vat., nis. lat. Vat. 4136, fol. 219 r".)

2. Lettre du 3 mars à tous les chrétiens de France (Bibl. nat., ms. lat. 1575, fol. 48 v°, et, sans date, Ampliss.collecl.,VUl, 33). J. Haller, I, 262 ; II, 74, 111, 200, 309.

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