Ihid., p. i05. 530, 651, 652; J. Haller, III
m; conçu. k nommi I N i.KdAi .V i.ati:rI-: ÎÎ09
aucun concile n"a\ ait l'U celte idi-e. C était, nt)n seulement une dérof^ation aux usaj^es, mais unmancjue de respect envers le pape et une inconvenance à l'égard de ses représentants, (jui n'avaient même point été prévenus. Les présidents protestèrent. Amédée de Talaru fit des réserves au sujet des droits de la couronne de France'. Tous les cardinaux présents à Bàle estimèrent que rien ne justiliail une si étran<;e innovation. Les pères, en alîubiant Lusignan dun tel titre, lui déléguaiint, entre autres pouvoirs, celui (le conférer des bénéfices : c'était un droit appartenant exclusivement au pape, et qu'eux-mêmes ne s étaient guère arrogé jusqu'alors ' . Cesarini trouvait inopportun de s'immiscer de la sorte dans le gouvernement de l'Eglise, cjuand le pape n'était ni hérétique, ni impuissant, ni dément. Kien n v lit : le cardinal de Lusignan partit de Bâle précédé de la croix, symbole visible de sa mission de légat a laterc (mai 1434) '.
Il en fut de même de la réforme.
(^uand. après tant de mois et d'années employés surtout à lutter contre la papauté, on commença dé s'en occuper un peu sérieusement, c'est, suivant le langage de l'époque, la « réforme « du chef >■<, c'est-à-dire de la cour de Rome, qu'on mit à l'ordre du jour. 11 fallait bien, comme expli(|ue Jean de Ségovie. prendre sa revanche du concile de Sienne, où les présidents auraient dit : « Xe touchez point au chef, si vous réformez les (( membres •'. » A Bàle, on n'était guère pressé de réformer « les « membres » : mais ^ le chef » inspirait une sollicitude singulière.
Eugène I\', à vrai dire, s'était montré lui-même partisan de cette réforme. Dès les premières semaines de sou pontificat, il
1. Il en lut auli-onu'iil parla suite. Ainsi voit-on le concile décider, les î» et 10 mars 1 i36, malgré l'opposition des présidents, qu'il conférera à Nicolas Lami nn canonicat de Tournai .T. Haller. IV. 76-7s . Dès le 21 décembre USl. .lean Herardi reprochait au concile de conférer des bénctlces Concil. Busil.. V. 111).